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Dans les entreprises
Aides à domicile Perpignan : le compte n’y est pas !
Suite à une assemblée générale inter-associations des aides à domicile du département des Pyrénées-Orientales, une trentaine de salariés se sont retrouvés, le jeudi 4 juin, en débrayage devant la préfecture de Perpignan.
Des prises de parole ont eu lieu pour dénoncer les salaires trop bas, le non-remboursement des frais kilométriques au réel et les indemnités kilométriques au ras de pâquerettes. Une délégation a été reçue par la directrice de cabinet du préfet, sans illusion. Cela a été l’occasion d’expliquer l’importance des missions des aides à domicile et de rappeler que, pendant le Covid, elles étaient bien visibles pour s’occuper des personnes âgées.
Il s’agissait aussi de dire que les annonces de Lecornu sont du pur enfumage car la réalité est tout autre. Notamment la fameuse « indemnité carburant » de 100 euros versée en une seule fois est sous condition de ressources et la démarche doit être faite dans un délai très court de deux mois. D’ores et déjà, il est clair que beaucoup ne la toucheront pas.
Quant aux deux centimes d’augmentation du kilomètre, qui passe de 0,38 euro à 0,40 euro, cela représente peu de chose. Les aides à domicile du département n’y auront pas droit, car suite à une grève elles sont déjà à 0,40 euro du kilomètre.
Lecornu a fait aussi miroiter une augmentation de salaire de 60 euros brut par mois pour un temps plein. Une belle blague : toutes sont à temps partiel subi. La prétendue augmentation du pouvoir d’achat des aides à domicile prend l’eau, et il a été rappelé qu’il y a de l’argent pour l’armée et l’armement au détriment de l’aide à domicile, la santé et l’école.
La directrice du cabinet du préfet a dit qu’elle allait faire remonter cette rencontre à l’État et, de plus, qu’il serait bien d’aller voir les payeurs, c’est-à-dire le conseil départemental. C’est encore une nouvelle blague, qui a eu une réponse catégorique : « vous vous faites la guerre entre vous pour savoir qui va payer et c’est nous qui sommes au milieu de tout cela », « nous ne sommes pas des novices, nous savons comment cela se passe ». Les aides veulent 0,80 euro du kilomètre et de vraies augmentations de salaire, pas des 10 ou 20 euros de plus par mois.
Il n’y avait pas d’illusion sur le résultat, mais ce rassemblement a été l’occasion de relever la tête, de se rencontrer et de discuter pour préparer la prochaine riposte.