Air France Roissy : la direction recule avant que la colère s’étende17/06/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/06/une_3020-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg2026-06-17

Dans les entreprises

Air France Roissy : la direction recule avant que la colère s’étende

À Air France, il existe des billets d’avion à tarif réduit pour le personnel de la compagnie et leur famille ou amis. Depuis longtemps la direction cherche à limiter ce droit aux GP (Gratis Passenger).

À Roissy, la direction a engagé début juin une procédure de licenciement contre l’un des travailleurs de l’atelier du bâtiment Hélios lui reprochant de prendre trop de billets réduits... alors qu’il n’y a jamais eu de quota imposé sur le nombre de voyages autorisés. Immédiatement ses camarades de travail ont débrayé pour demander des comptes à la direction qui a invoqué « une fraude » sans préciser ni quoi, ni quand… De toute évidence, elle bluffait pour arriver à ses fins et voulait faire un exemple de fermeté pour décourager le personnel d’utiliser les billets réduits.

La colère des travailleurs de l’atelier est montée très rapidement, ils ont débrayé à plusieurs reprises à plusieurs dizaines, ont couvert l’atelier de banderoles, distribué un tract... et les autres services d’Air France ont commencé à en parler. Pour tout le personnel, il s’agissait d’une nouvelle tentative pour réduire le droit aux billets réduits.

Dès le mardi 9 juin, une semaine après le premier débrayage, la direction générale envoyait un directeur dans le service pour annoncer que toute sanction était annulée. Elle justifiait son recul par une prétendue erreur du service Fraude, mais en fait, elle a eu peur que le mouvement s’étende, le sujet étant sensible chez le personnel de toute la compagnie, très attaché à ce droit.

Si l’atelier n’avait pas réagi, le camarade aurait été licencié. Cela montre aussi que le risque d’extension d’un mouvement est ce qui est le plus efficace pour qu’un patron cède…. On s’en souviendra.

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