Bolivie : l’armée face à la mobilisation populaire10/06/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/06/une_3019-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg2026-06-10

Dans le monde

Bolivie : l’armée face à la mobilisation populaire

Depuis plus d’un mois, un large mouvement de contestation s’est développé en Bolivie contre la dégradation dramatique des conditions de vie de la population travailleuse. Le pays et sa population subissent une des pires crises économiques de leur histoire.

Ce mouvement s’est étendu aux régions les plus pauvres du pays. Aux revendications économiques sur les conditions de vie, s’est ajoutée l’exigence de la démission du président de droite, Rodrigo Paz, élu en octobre dernier. Des manifestations ont rassemblé des dizaines de milliers de travailleurs, de petits paysans, et de larges couches de la population, en particulier parmi les populations indigènes. Des barrages ont été mis sur pied, bloquant d’abord tout passage autour de la capitale. Puis, ils se sont étendus dans le pays, passant de cinquante à plus de cent en quelques jours. À tel point que le pouvoir a dû utiliser des hélicoptères pour assurer certains ravitaillements de dans La Paz.

Après avoir rejeté toutes les revendications, le président a fait quelques concessions, qui n’ont pas mis fin au mouvement, mais renforcé sa détermination. Trois des principaux ministres ont démissionné. Outre la démission de Paz, les manifestants réclament la tenue de nouvelles élections. Mais, après un vote du parlement acquis à sa cause, Paz a décidé de faire appel à l’armée pour mettre un terme à la contestation.

Celle-ci est conduite par la puissante centrale syndicale, la COB, dont certains dirigeants viennent d’être arrêtés, qui avait soutenu les gouvernements dirigés par le MAS, le Mouvement vers le socialisme d’Evo Morales jusqu’à ce qu’il perde le pouvoir en octobre.

La population travailleuse mobilisée va donc maintenant avoir à faire face à l’armée. Pour celle- ci, l’épreuve de force n’est pas gagnée d’avance car elle fait face à un peuple qui a un long passé de luttes.

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