Canicule : surmortalité prévisible29/07/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/07/une_3026-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg2026-07-29

Leur société

Canicule : surmortalité prévisible

Vendredi 17 juillet, Santé publique France a revu à la hausse le nombre de décès liés à la canicule de la dernière semaine de juin.

Rien qu’en Île-de-France, 1 565 décès supplémentaires sont dénombrés, soit une hausse de 122 %.

Cela n’est pas surprenant tant le manque de préparation de l’État et son refus de prendre des mesures minimales sont manifestes. Le personnel hospitalier dénonce depuis des années le manque de moyens pour s’occuper correctement des patients. Les hôpitaux ne sont pas adaptés aux fortes chaleurs. Les chambres à 40o aggravent l’état de santé des patients. Cette situation avait déjà été dénoncée lors de la canicule de 2003 et depuis rien ou presque n’a été fait.

Plus généralement, c’est l’organisation sociale qui crée les conditions d’une surmortalité en cas de crise. Les habitants des quartiers populaires vivent dans des passoires thermiques. Au travail, il ne faut pas compter sur les employeurs pour organiser des aménagements pour supporter les fortes chaleurs.

Cette surmortalité n’est pas une fatalité, mais le fait d’une société qui a les moyens techniques d’aménager, de planifier, d’anticiper et qui ne le fait pas.

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