Capgemini : la chasse aux migrants rapporte…28/01/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/01/une_3000-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg

Leur société

Capgemini : la chasse aux migrants rapporte…

L’entreprise française de services informatiques Capgemini a été épinglée par l’Observatoire des multinationales pour son rôle au côté de l’ICE, la police de l’immigration américaine.

Avec un chiffre d’affaires de plus de 22 milliards de dollars en 2024 et plus de 300 000 employés dans le monde, Capgemini est un poids lourd de l’informatique, qui se targue de « libérer les énergies humaines par la technologie » et même de préparer « un avenir inclusif et durable » . C’est sans doute la poursuite de ce noble objectif qui a poussé la filiale américaine du groupe, Capgemini Government Solutions, à conclure un contrat de 365 millions de dollars pour fournir à l’ICE des moyens de tracer et de localiser les immigrés qui cherchent à lui échapper. Le contrat prévoyant des bonus financiers en fonction des « performances » de la police de l’immigration de Trump, l’entreprise doit se réjouir à chaque nouvelle déportation.

La diffusion d’un reportage sur ce sujet lors du journal de 20 heures de France 2 du 26 janvier, a obligé la ministre des armées, Catherine Vautrin, à déclarer le lendemain que « les contrats des groupes français méritent toute vigilance » et que, tout de même, « le respect des droits de l’homme est un sujet » . Quant à la direction de Capgemini, elle a supprimé de son site Internet le passage où elle se vantait d’aider « à réduire les délais et les coûts dans l’expulsion de tous les étrangers illégaux des États-Unis », et assure qu’elle cherchera à se renseigner plus précisément sur ce contrat.

Les arrestations brutales et le meurtre de deux opposants soulevant l’indignation sur les méthodes de l’ICE aux États-Unis, chacun a fait part de ses « préoccupations », de sa « vigilance » et bien sûr de son souci du « respect des droits de l’homme ». Mais ce que le capitalisme respecte d’abord, c’est la loi du profit.

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