Catastrophes climatiques : des dégâts que paient les populations31/12/20252025Journal/medias/journalnumero/images/2026/01/une_2996-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg

Dans le monde

Catastrophes climatiques : des dégâts que paient les populations

Selon une ONG britannique, les dix plus grosses catastrophes climatiques de l’année 2025 ont coûté au moins 120 milliards de dollars. Dans les pays pauvres, le chiffre est certainement en dessous de la réalité.

Les catastrophes qui s’abattent sur toutes les régions du monde sont de plus en plus violentes. Aux nombreuses victimes s’ajoutent les destructions d’infrastructures, de ports, de routes et d’habitations, qui se chiffrent chaque année en centaines de milliards de dollars, selon les estimations des assurances.

En 2025, parmi les dix catastrophes qui ont provoqué le plus de dégâts, on trouve les mégafeux à Los Angeles, les cyclones et les pluies torrentielles qui se sont abattues en Asie du Sud-Est, mais aussi les typhons aux Philippines et les ouragans dans la région des Caraïbes, sans oublier les inondations en Inde ou la sécheresse au Brésil.

De l’avis même de l’association, le chiffre de 120 milliards est très en dessous des dégâts réels et, surtout, il ne reflète pas la réalité pour les populations les plus pauvres, dont les biens ne sont pas assurés et qui sont très vulnérables aux conséquences de catastrophes, grandes et petites, qui les frappent de plus en plus souvent.

Dans le nord-ouest de l’Inde, par exemple, les inondations d’août dernier ont fait au moins 120 morts et de nombreux disparus. Elles ont aussi provoqué l’évacuation de plus de 5 000 personnes, des villes et des villages entiers disparaissant sous la boue ou dans des glissements de terrain. Quelques mois plus tôt, en mai, c’est au Nigeria, où le fleuve Niger avait débordé après des pluies torrentielles, que des centaines de personnes sont mortes tandis qu’un quartier entier d’une ville de la province de Mokwa était rayé de la carte.

Dans ces pays, le relogement des habitants, la reconstruction d’écoles et de routes, le rétablissement de réseaux d’eau potable ou d’électricité quand ils existaient auparavant, sont quasi inexistants. Les conséquences dramatiques du réchauffement climatique ne sont pas nouvelles, mais elles s’aggravent avec le temps et pèsent de plus en plus lourd sur l’avenir des populations.

Les moyens d’enrayer cette course vers l’abîme existent, à commencer par une rationalisation de la production à l’échelle mondiale, qui pourrait rendre les activités humaines moins polluantes, à condition de se débarrasser d’une classe capitaliste de plus en plus parasite et toxique.

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