Centre Hospitalier – Nevers : de pire en pire !31/12/20252025Journal/medias/journalnumero/images/2026/01/une_2996-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Centre Hospitalier – Nevers : de pire en pire !

Le ministère de la Santé vient d’accorder 5 millions d’euros au Centre hospitalier de Nevers pour de nouvelles Urgences.

Depuis la construction du Centre hospitalier, en 2003, tous ceux qui travaillent dans ce secteur savent qu’il est trop petit, même plus petit que dans l’ancien hôpital. Le projet des nouvelles Urgences est donc discuté depuis des années. Il faut trouver un terrain, l’acheter et enfin avoir le financement pour la construction, mais depuis le début, il y a obstacle.

Le Centre hospitalier est en déficit cumulé de 45 millions d’euros, soit 20 % de son budget. Cette situation dure depuis 2017 et comme dit la direction, « cela commence à se ressentir ». Il y a une quinzaine d’années, le budget était régulièrement excédentaire mais les conséquences de la tarification à l’activité se font aussi « ressentir » comme pourrait dire la direction.

Le plan proposé est un « contrat de performance » signé avec l’agence régionale de santé (ARS), comprenant la « maîtrise des charges » et l’« optimisation des recettes », blabla habituel de ceux qui ne maîtrisent rien. La seule chose citée concrètement est « l’optimisation des fonctions dites supports, c’est-à-dire techniques, administratives et logistiques ». Pour dire les choses clairement, la direction va vers la suppression d’emplois dans toutes ces activités.

Est-ce que les cinq millions d’euros du ministère suffiront pour les Urgences ? Personne ne le sait ! Celles-ci sont régulièrement fermées le week-end par manque de médecins, est-ce que les nouvelles Urgences (construites dans combien d’années ?) en attireront suffisamment pour les faire tourner convenablement, rien n’est moins sûr !

À l’hôpital de Decize, qui est dans le même groupement hospitalier de territoire (GHT), l’ARS de Bourgogne vient de débloquer 3 millions d’euros d’« aide à la trésorerie ». Sans cet argent, l’hôpital ne pouvait plus fonctionner au mois de décembre. En réalité, ces 3 millions vont servir à payer les dettes auprès des fournisseurs. L’aide est demandée depuis longtemps mais, en Bourgogne-Franche-Comté, d’autres hôpitaux « étaient encore plus en difficulté ». C’est dire l’ampleur de la catastrophe !

À Cosne-sur-Loire, il n’y a plus d’hôpital depuis 2019 et la clinique a fermé. À l’époque, le Premier ministre, Casteix, était venu promettre un nouvel hôpital tout neuf. Bouygues a remporté l’appel d’offres mais pour l’instant on n’en est qu’aux travaux préparatoires, paraît-il après des difficultés à trouver les financements et des arrêts de chantier.

La situation de la santé publique dans le département de la Nièvre n’a rien d’exceptionnel, la dégradation des conditions sanitaires existe nationalement et s’aggrave d’année en année. Mais pour trouver 10 milliards pour un nouveau porte-avions, là, pas de problème !

Partager