Chômage : encore aggravé04/02/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/02/une_3001-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg

Leur société

Chômage : encore aggravé

D’après les chiffres publiés le 29 janvier par le ministère du Travail, le nombre de personnes totalement privées d’emploi (catégorie A des statistiques) a augmenté de 2,6 % au dernier trimestre de 2025 et de 6,8 % sur l’année.

La hausse provient en partie de l’inscription, devenue automatique, des personnes au RSA et des jeunes notamment en contrat d’insertion. Sans compter ces deux catégories, il y avait 5 755 300 inscrits à France Travail en décembre 2025. Cette hausse du chômage est la conséquence de la politique patronale de suppression des emplois.

Ainsi, même sans cette réforme, il y aurait quand même eu une hausse de 1,7 % pour l’année. La CGT a recensé 483 plans de licenciements entre septembre 2023 et décembre 2025, avec à la clé 107 562 emplois directs menacés ou supprimés, et bien davantage en tenant compte des conséquences pour les intérimaires, les travailleurs sous-traitants, les fournisseurs, les transporteurs, les commerces du voisinage.

Parmi les travailleurs touchés, il y a ceux de 24 magasins C&A, des banques CCF et Société générale, de Tetra-Park, Arkema, Vencorex et Michelin. Dans l’automobile, Stellantis a inscrit une provision dans ses comptes de façon à les faire passer dans le rouge et justifier de nouvelles fermetures tandis que la papeterie normande Hamelin, qui emploie 3 000 salariés dans une vingtaine de pays, a mis une de ses filiales en cessation de paiements.

Contrairement à ce que prétendent les ministres et toutes sortes de démagogues, ce ne sont pas les chômeurs qui sont responsables de ce gâchis social. Des millions de femmes et d’hommes ne demanderaient qu’à travailler, mais c’est le patronat qui les condamne à l’inactivité et les prive de ressources. Autre conséquence scandaleuse, partout, ceux qui gardent leur emploi se voient imposer de faire le travail de plusieurs. La répartition du travail entre tous sans diminution de salaire serait une nécessité dans l’intérêt de ceux qui ont un emploi, comme de ceux qui en sont privés. Cette mesure, il faudra l’imposer aux capitalistes et à l’État, qui est à leur service.

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