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Leur société
Congé supplémentaire de naissance : c’est mal parti
Des nouveaux bénéficiaires du congé supplémentaire de naissance se plaignent, à juste titre, de ne pas avoir touché leur indemnisation du mois de juillet, censée être versée début août.
Avec bien des limites, ce dispositif devait permettre à chaque parent d’un enfant né ou adopté à compter du 1er janvier 2026 de bénéficier d’un ou deux mois de congé additionnel. Applicable à partir du 1er juillet 2026, ce droit s’ajoute aux congés de maternité, de paternité ou d’adoption. Mais les indemnisations sont bien faibles, 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second. D’autre part, le contrat de travail étant suspendu, les bénéficiaires ne sont plus couverts par leur mutuelle d’entreprise. Sans compter qu’il est certain que des employeurs verront d’un mauvais œil ce droit à des congés supplémentaires.
Les décrets d’application tardifs expliquent en partie les retards dans les premiers versements, début août. Mais les personnes concernées ont reçu de leur caisse primaire d’assurance maladie des réponses inquiétantes et contradictoires : certaines demandent de renvoyer des pièces de dossier déjà transmises ou soutiennent que l’employeur n’a pas envoyé tous les éléments de salaire, ce que les salariés ne peuvent vérifier ; d’autres annoncent des versements repoussés à septembre ou octobre. La Caisse nationale d’assurance maladie, interrogée par les médias, prétend que tout va bientôt rentrer dans l’ordre, tout en avouant des retards dans le traitement des dossiers.
Macron tenait à ses effets d’annonce pour sa politique de « réarmement démographique » afin de plaire à l’opinion réactionnaire nataliste. Ensuite, le gouvernement ne s’est pas préoccupé de l’intendance. Aux bénéficiaires donc de se débrouiller dans le maquis administratif pour tenter de percevoir cette obole.