CSE d’Aéroports de Paris : non aux conditions au rabais !17/06/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/06/une_3020-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg2026-06-17

Dans les entreprises

CSE d’Aéroports de Paris : non aux conditions au rabais !

Les mardis 9 juin et 16 juin, les travailleurs des restaurants, des cafétérias et des services culturels d’ADP, dans les aéroports de Roissy et d’Orly, ont débrayé à la pause de midi.

Ils sont en colère contre l’augmentation de salaire misérable que la direction du conseil social et économique (CSE) d’ADP, leur employeur, leur propose, ainsi que contre leurs conditions de travail.

Quelques mois plus tôt, à ADP, les grilles salariales ont changé. Même si elles ne sont pas forcément favorables à long terme, ces nouvelles grilles ont signifié des augmentations de salaires immédiates, avec un plancher à 100 euros. Sauf que ce changement n’a pas été appliqué aux travailleurs du CSE ! À la place, ceux-ci se sont vu proposer… 40 euros bruts. Cela révolte tout le monde.

Le CSE, héritier du CE, gère la restauration ainsi que les services culturels et sportifs des travailleurs d’ADP. Il compte 110 salariés et est administré par les syndicats que les grévistes ont donc face à eux. Cela arrange évidemment la direction d’ADP, qui tient les véritables cordons de la bourse, puisqu’elle fixe le budget du CSE. Elle s’en sert comme d’une entreprise sous-traitante, afin de diviser les travailleurs et de faire assumer ses économies par les syndicats. C’est ainsi qu’il y a un an et demi, des intérimaires qui travaillaient aux restaurants ont été licenciés... par la CGT ! Or ADP n’est pas une petite épicerie de quartier : second groupe aéroportuaire mondial, il vient d’augmenter de 26 % les dividendes aux actionnaires... il a de l’argent !

Les grévistes ne veulent pas seulement de véritables augmentations. Ils veulent les mêmes grilles salariales que celles de leurs camarades d’ADP. Il n’y a en effet aucune raison d’accepter cette division ! Et ils se battent aussi pour une hausse des effectifs et du meilleur matériel. Aujourd’hui, lorsque l’un d’eux est en congé, il n’est pas remplacé. Leurs camarades se retrouvent à devoir courir d’un poste à l’autre. Certaines machines, pour la vaisselle par exemple, sont hors-service et devraient être changées depuis des années. Mais rien n’est fait, sous prétexte que le budget serait imposé par ADP une fois pour toutes.

Les débrayages ont été très suivis. Bien que les restaurants soient éloignés les uns des autres, certains grévistes militent pour se retrouver tous ensemble afin de discuter et décider de la suite. Leur mouvement a été très remarqué, puisque les travailleurs d’ADP et d’autres entreprises publiques, comme les contrôleurs aériens, ont dû manger ailleurs. Malgré ce petit désagrément, ils sont nombreux à trouver tout à fait légitime de se battre pour des hausses de salaire.

Le débrayage du 9 juin a débouché sur un premier recul de la direction, qui porterait l’augmentation à 55 euros. Personne n’accepte ce montant dérisoire, qui a plutôt incité les grévistes à remettre le couvert !

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