Decathlon – région marseillaise : à fond la grève10/06/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/06/P14-1_decathlon_logistique_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C14%2C1018%2C586_crop_detail.jpg2026-06-10

Dans les entreprises

Decathlon – région marseillaise : à fond la grève

Samedi 6 juin, les employés des magasins Decathlon étaient en grève et, le lundi 8 juin, c’était au tour de ceux des plateformes logistiques. Devant le magasin de Bouc-Bel-Air, près de Marseille, les grévistes discutaient avec leurs collègues et les clients, sous le soleil et dans une bonne ambiance.

Illustration - à fond la grève

Le prix de la vie augmente, mais Decathlon ne compte pas augmenter les salaires, seuls ceux au smic auront l’augmentation légale de 2.41 %, prévue par le gouvernement. Les autres n’auront rien, on leur dit qu’ils peuvent toujours avoir des primes, de véritables usines à gaz avec des objectifs commerciaux impossibles à atteindre et qui n’ont en réalité qu’un seul but, diviser les travailleurs en les mettant en concurrence d’un rayon à l’autre.

L’entreprise a fait 910 millions de bénéfices en 2025, 16 % de plus depuis un an. Si la famille Mulliez, propriétaire de Decathlon - entre autres - s’enrichit, c’est aux frais des équipes, à qui on demande toujours plus : surveiller trois ou quatre caisses automatiques à la fois, mettre en rayon des quantités toujours plus importantes, courir dans les allées, etc.

Le mouvement a continué lundi 8 juin de bon matin, avec la grève des plateformes logistiques. À celle d’Ensuès-la- Redonne, en plus des salaires insuffisants, se pose aussi le problème des conditions de travail. Il y a trois ans, ce nouveau site avait ouvert afin d’avoir l’espace suffisant pour un super-robot, Exotec, pouvant prélever tous les cartons de textile. Or la plateforme couvre désormais une région de plus en plus grande, jusqu’à Lyon et Grenoble, et le robot ne suit pas la cadence. Du coup, des travailleurs ont été rappelés souvent en CDD ou en intérim, et on leur demande d’aller toujours plus vite pour charger toujours plus de camions. Comme le disaient les grévistes : « ce n’est pas normal, on remplit les camions, les actionnaires se remplissent les poches ».

En tout cas, ces deux journées ont mis en forme. Faire payer la richissime famille Mulliez serait enfin un beau challenge sportif.

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