Électrification : une bonne fée pour les patrons28/04/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/05/une_3013-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg2026-04-28

Leur société

Électrification : une bonne fée pour les patrons

Le gouvernement a annoncé un plan d’électrification de l’économie dans le but, assure-t-il, de sortir de la dépendance au pétrole et au gaz achetés à l’étranger.

Vingt-deux mesures ont donc été annoncées, le 23 avril, pour développer l’utilisation de l’électricité et réduire celle des énergies fossiles, qui représentent encore 60 % de l’énergie consommée en France.

Parmi les mesures annoncées, le « leasing social » – qui concerne déjà 100 000 ménages – sera étendu dès juillet à 50 000 voitures électriques supplémentaires louées pour 200 euros par mois grâce à des subventions publiques. Le plan prévoit aussi l’installation par l’État de bornes de recharge sur les routes et autoroutes, ou même au pied des immeubles.

L’installation de pompes à chaleur pour se substituer au chauffage au gaz, le passage à l’électrique pour les fours à pain, les tracteurs, les petits navires, les engins de chantier, les chaudières industrielles, etc., sont autant de promesses de subventions publiques qui aboutiront dans les caisses du patronat.

Lecornu annonce un financement de 10 milliards d’euros pour ces 22 mesures censées bouleverser le pays en dix ans. Mais, dans l’immédiat, elles n’auront aucun effet sur les prix des carburants, qui continueront de ponctionner les revenus des travailleurs.

Pour se montrer plus concrète et persuasive, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a déclaré, sans rire, dans Le Parisien, que les mesures concernant les pompes à chaleur et voitures électriques permettraient « d’économiser l’équivalent d’un treizième mois ». Signe que Lecornu et son gouvernement mesurent que la question d’augmenter les salaires risque de mettre de l’électricité dans l’air.

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