Encore un jeune mort au travail20/05/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/05/une_3016-c.jpg.445x577_q85_box-4%2C0%2C700%2C902_crop_detail.jpg2026-05-20

Dans les entreprises

Encore un jeune mort au travail

Un jeune apprenti de 18 ans est décédé le 13 mai à Orange, dans le Vaucluse, sur son lieu de travail.

Selon la presse, il serait peut-être mort étouffé, coincé par un motoculteur qu’il déchargeait d’une camionnette.

Que l’on puisse mourir au travail est révoltant, et ça l’est encore plus s’agissant d’un jeune qui ne pouvait être aguerri, ne serait-ce qu’à cause de son âge, aux travaux professionnels. Le problème est de savoir qui porte la responsabilité de cet accident. L’employeur ? L’enquête permettra peut-être de le dire. D’une manière générale, les patrons sont loin de mettre les moyens nécessaires pour que la sécurité, et encore plus celle des jeunes travailleurs, soit assurée. Dans ce domaine l’État est censé contôler.

Les inspecteurs du travail sont souvent détestés par les employeurs. Parce qu’ils interviennent dans bien des cas pour que les patrons respectent la réglementation en vigueur.

Or leur nombre est bien insuffisant et le soutien que l’État leur accorde l’est tout autant. Et pour bien des employeurs, « l’entreprise, c’est chez moi et j’y fais ce que je veux ».

La recherche de profits, quand les affaires vont bien, ou la course aux économies, quand les affaires vont mal, ou en réalité les deux à la fois, guident avant tout les choix patronaux. C’est cela qu’un jeune vient de payer, comme des centaines de travailleurs chaque année.

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