Fibre Excellence : aux patrons de payer, pas aux salariés !29/07/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/07/une_3026-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg2026-07-29

Dans les entreprises

Fibre Excellence : aux patrons de payer, pas aux salariés !

Lundi 27 juillet, le tribunal de commerce de Toulouse a tranché pour la liquidation de l’usine Fibre Excellence de Tarascon et un sursis pour celle de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne.

Jackson Wijaya, qui possède Asia Pulp and Paper, a donc jeté l’éponge, l’affaire n’étant pas assez profitable. Ce n’était pas assez juteux. Il a précisé qu’il refuse de dépolluer les sites, ce qui coûterait 500 millions d’euros.

Une offre a été rejetée, émanant de Matthieu Pigasse, «homme d’affaires», ancien haut fonctionnaire, ancien administrateur à la Direction générale du Trésor, ayant fait quelques passages dans divers cabinets ministériels de gouvernements de gauche. Cette offre aurait été faite à la demande de Sophie Binet et était soutenue par Carole Delga, présidente PS de la région Occitanie, par le PCF et la CGT qui d’un commun accord avaient demandé au gouvernement un geste que celui-ci ne veut pas faire. Matthieu Pigasse aurait proposé d’investir 5 millions d’euros et demandait 300 millions d’euros d’aide publique.

Les travailleurs n’avaient en tout cas aucune garantie sur l’avenir. Bien des repreneurs ont sévi par le passé, qui ont racheté des usines sans investir beaucoup et les ont liquidées en gardant aides et subventions. La première victime aurait pu être celle de Tarascon, une usine à bout de souffle, où très peu d’investissements ont été faits par les propriétaires précédents, dont Jackson Wijaya. Elle ne continuait à tourner que grâce à des dérogations par rapport aux normes environnementales, permettant de dépasser de 7 à 21 fois leurs valeurs limites. A ce jour elle n’a plus de dérogation.

L’usine de Saint-Gaudens, elle, a un sursis. Un nouveau repreneur a déposé une offre au dernier moment mais qui est-il ? Quelles sont les conditions ? Personne ne le sait, en particulier les salariés. Ceux- ci, au chômage technique depuis des mois, occupent maintenant les usines. Quoi qu’il arrive, ils doivent continuer à avoir un salaire et les moyens de vivre !

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