G7 : du grand cinéma à Évian17/06/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/06/une_3020-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg2026-06-17

Leur société

G7 : du grand cinéma à Évian

Le sommet du G7 a réuni du 15 au 17 juin les représentants de sept puissances impérialistes au bord du lac Léman.

Il a été une occasion de plus pour Macron de se faire valoir en accueillant les chefs d’État invités, dont Trump. Mais le sommet a aussi été une contrainte pour les habitants, obligés de vivre une dizaine de jours dans une ville en état de siège.

Les forces de police ont quadrillé cette petite ville thermale de 9 000 habitants, doublant leur nombre pour un temps. Aux 7 000 policiers et 6 000 gendarmes quadrillant les zones à sécuriser, s’ajoutaient 830 personnes contrôlant les frontières, 900 militaires surveillant la terre et le ciel, une trentaine d’embarcations sur le lac, etc. Il était indispensable d’avoir un passe pour traverser Évian, dont certaines zones furent même interdites à toute circulation. Impossible aussi de prendre le train ou le bateau pour aller au travail, des lycéens ont dû passer leur bac dans la ville voisine de Thonon-les-Bains sous escorte policière, des commerçants ont fermé boutique faute de clients, etc.

Toute cette mise en scène ne vise qu’à l’affichage des grands de ce monde, c’est le seul sens de ce sommet annuel. Les bonnes paroles sur « un monde plus juste » ou « le combat contre la faim dans le monde » n’y manquent jamais, mais les discussions risquant de déplaire ont été évacuées : ainsi, pour ne pas fâcher Trump, on ne devait parler ni du climat ni du genre ; étaient aussi bannies les discussions sur la taxation des plus riches et des multinationales, dont ces nations présentes, les plus favorisées du monde, ne veulent pas entendre parler, etc.

Le sort des plus pauvres n’est en général pas au menu des puissants.

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