Gaza : les complices du génocide refusent qu’on les dénonce18/02/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/02/une_3003-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg

Dans le monde

Gaza : les complices du génocide refusent qu’on les dénonce

Le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a réclamé la démission de la rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens, Francesca Albanese.

Barrot reproche à Francesca Albanese des « propos outranciers et coupables qui visent […] Israël en tant que peuple et nation ».

Ce ministre ajoute qu’elle aurait évoqué le lobby juif et comparé Israël au Troisième Reich, bref que sa dénonciation des crimes de l’armée israélienne à Gaza serait motivée par « l’antisémitisme ».

Cette campagne politique prend appui sur un montage tronquant les propos tenus le 7 février par Albanese, que les milieux pro-israéliens ont fabriqué et fait circuler, et qui a été repris par la députée macroniste Yadan. Ces faussaires ont déformé la dénonciation d’une politique orchestrée et organisée par de grands pays et de grands média, qui ont armé, soutenu et accompagné Israël dans une guerre ayant tué plus de 70 000 Palestiniens et détruit Gaza, et le présentent comme un appel à rayer Israël de la carte que la diplomate n’a jamais prononcé.

En fait, Barrot reproche à Francesca Albanese de dénoncer clairement ce génocide alors que le gouvernement français l’a couvert et a continué à livrer des armes à Israël. Tout comme l’État américain, l’État français s’en prend à une diplomate parce qu’elle dénonce un génocide dont il est lui-même le complice direct.

Partager