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GE Vernova – Villeurbanne : ça chauffe pour les salaires
Le 19 janvier, les travailleurs de l’usine GE Vernova de Villeurbanne, et principalement ceux de la production, soit une centaine sur 500 salariés, se sont mis en grève illimitée pour leurs salaires.

En effet, à l’issue des négociations annuelles obligatoires, la direction propose une augmentation de 3 % mais avec une nette diminution des primes pour les années qui viennent. Ce n’est pas que Vernova manque d’argent : le groupe fait partie de General Electric qui s’est scindé en plusieurs filiales en 2024, dont celle de l’énergie qui se veut verte, d’où le nom, Vernova. À la Bourse, l’action de Vernova n’a cessé de grimper depuis sa création. Elle crève aujourd’hui les plafonds et les actionnaires s’en mettent plein les poches.
Certains cadres, et pas seulement les plus hauts placés, qui touchent des salaires bien supérieurs à ceux des ouvriers, viennent parler du « coût du travail » alors que le travail des ouvriers rapporte évidemment aux actionnaires. Ils ne dénoncent bien sûr jamais le coût des actionnaires. La direction a essayé de convaincre les salariés qu’ils devraient être satisfaits, qu’elle ne peut faire plus et que « c’est comme ça, la vie est injuste ». Ces arguments les ont mis bien en colère.
Une dernière réunion était prévue à Paris avec la direction mardi 27 janvier, mais toujours en remettant en cause le montant des primes. Le syndicat CGT de Villeurbanne l’a boycottée. Les ateliers sont à l’arrêt, le piquet et les palettes empêchent les camions de rentrer, et depuis vendredi 23 janvier, les travailleurs de Vernova à Aix-les-Bains sont en grève eux aussi pour les mêmes revendications, c’est-à-dire au minimum le maintien de toutes les primes.
Tous sont déterminés à montrer au patron que « la vie peut être plus juste » !