Glucksmann : bientôt en campagne… militaire17/06/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/06/P4-1_Glucksmann_nationaliste_OK_LUPO.jpg.420x236_q85_box-0%2C0%2C697%2C393_crop_detail.jpg2026-06-17

Leur société

Glucksmann : bientôt en campagne… militaire

Raphaël Glucksmann a tenu son premier grand meeting en banlieue parisienne, à Aubervilliers, samedi 13 juin.

Illustration - bientôt en campagne… militaire

Il aurait regroupé entre trois et quatre mille personnes selon les organisateurs, loin des 26 000 que Jean-Luc Mélenchon dit avoir rassemblés une semaine avant.

Fin 2018, Glucksmann avait créé son parti, Place publique, en s’affirmant pro-européen face aux courants souverainistes. Cette fois, il a expliqué que son combat est « la souveraineté », osant même dire, sans scrupule, qu’il n’a « jamais compris la gêne de la gauche » avec « le patriotisme ». « Nous allons célébrer la fierté française et reprendre la flamme nationale des mains d’un parti qui l’usurpe », a-t-il dit, comprenez le Rassemblement national. Et d’ajouter : « Nous serons le camp du patriotisme dans cette élection », puis, se rappelant qu’il se revendique tout de même de la gauche, il complète : « pas celui de la xénophobie qui enferme et rabaisse ».

Si, contrairement au RN et à l’extrême droite en général, Glucksmann ne vise pas explicitement les travailleurs maghrébins ou africains, il tient à montrer du doigt la Chine ainsi que la Russie. Mettant Trump, Xi Jinping et Poutine dans le même panier, il ajoute de l’eau au moulin de la propagande antichinoise et antirusse.

Quand la guerre entre la Russie et l’Ukraine a été déclenchée, Glucksmann est devenu un des hommes politiques français les plus va-t- en-guerre. Il y a deux ans, lors d’une interview sur ce sujet sur BFMTV, il expliquait qu’il trouvait scandaleux que « nous ne soyons toujours pas passés en mode d’économie de guerre ». Face aux hausses successives et considérables du budget de l’armée, il a soutenu les choix de Macron et a même fait de la surenchère. On comprend d’ailleurs pourquoi, lors de son meeting, il a tenu à dire à son public qu’il ne voulait pas que les noms de Gabriel Attal ou d’Édouard Philippe soient hués.

Glucksmann sera peut-être le candidat de la gauche et des écologistes à la prochaine élection présidentielle, c’est ce qu’il prétend vouloir être. On sait alors quelle sera la couleur de son drapeau : kaki.

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