Grenoble : écoles à l’abandon17/06/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/06/P5-2_Ecoles_Grenoble_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C150%2C799%2C600_crop_detail.jpg2026-06-17

Leur société

Grenoble : écoles à l’abandon

Mardi 9 juin à Grenoble, enseignants, AESH et parents d’élèves se sont mobilisés pour apporter leur soutien à l’école du Lac, dans le quartier de la Villeneuve, et l’école Anatole-France, dans le quartier Mistral, dont une partie du personnel, épuisé, est en accident de service.

Illustration - écoles à l’abandon

Dans cette dernière école, la situation s’est encore dégradée après une fusillade le 26 mai, due au narcotrafic, qui a fait un mort et quatre blessés. Six enfants ont été témoins directs… et le personnel sur place a dû se débrouiller les jours suivants sans moyens supplémentaires avec des enfants traumatisés, des familles apeurées. La cellule d’urgence médico-psy sollicitée (CUMP), n’est finalement pas venue, proposant une sensibilisation en octobre.

Lors du rassemblement, des parents d’élèves ont dénoncé les remplacements mal assurés, le fait que les enfants n’ont donc pas régulièrement école, que les maîtresses sont parfois obligées de prendre deux classes en même temps. Tous dénoncent des locaux dégradés et le grand manque de moyens. De plus, ces écoles vont être touchées prochainement par des fermetures de classes ! Elles accueillent les populations les plus précaires du département et sont quotidiennement confrontées à la grande pauvreté, à l’alimentation insuffisante, à l’exclusion sociale, aux difficultés de logement et d’accès aux soins. Pour les enfants en situation de handicap, il manque des heures d’AESH par dizaines et beaucoup attendent des mois, voire des années, avant d’obtenir des places dans des structures spécialisées.

Cela n’empêchera pas les Retailleau, Bardella et Le Pen de vomir leur venin sur les parents prétendument incapables d’élever correctement leurs enfants ! Alors, enseignants, AESH, parents d’élèves ne se résignent pas à l’abandon. Depuis des mois, ils alertent les autorités, font des grèves et la mobilisation doit se poursuivre sans relâche.

Partager