Hôpital psychiatrique Saint-Égrève : des bras, des lits !17/06/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/06/P15-1_Hop_psy_St_Egr%C3%A8ve_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C46%2C800%2C496_crop_detail.jpg2026-06-17

Dans les entreprises

Hôpital psychiatrique Saint-Égrève : des bras, des lits !

Mardi 8 juin, une centaine de grévistes se sont retrouvés devant l’hôpital psychiatrique de Saint- Égrève près de Grenoble pour marquer leur refus du projet de la direction de réorganiser leur travail.

Illustration - des bras, des lits !

Pour faire des économies de personnel (environ 48 équivalents temps plein selon la CGT), l’Agence régionale de santé (ARS) et la direction de l’hôpital veulent imposer des cycles de travail pouvant aller jusqu’à douze semaines, alors qu’aujourd’hui ils sont de quinze jours. Les conséquences seront multiples : jours de repos fixes des travailleurs remis en cause, RTT imposées, temps partiels modulables, jours fériés imposés, perte de sens du travail… Le personnel serait ainsi en effectif minimal en permanence, avec des plannings instables, des équipes épuisées, donc des conditions de travail bien plus difficiles et pour les patients une qualité de soins dégradée.

Lors de ce rassemblement, plusieurs interventions demandant l’ouverture de lits se sont succédé, comme celle de cette médecin urgentiste déplorant la prise en charge exécrable des patients psychiatriques par les Urgences et non par l’hôpital psy qui, faute de moyens, ne peut les accueillir. Elle déplorait leur abandon sur des brancards dans les couloirs, en proie à une détresse augmentée et à une dégradation de leur état.

Un autre médecin a expliqué que le directeur du centre hospitalier Alpes-Isère Saint-Égrève s’était récemment fait « remonter les bretelles » car il n’appliquait pas assez sérieusement la circulaire nommée Efficience et performance que Bayrou (alors Premier ministre) avait fait passer aux ARS, exigeant des économies drastiques. Depuis, ce directeur explique aux médecins qu’il faut prendre conscience de la « menace russe », donc qu’il faut mettre plus d’argent dans l’armement, donc gratter partout pour faire des économies, donc supprimer le système des congés fixes, trop onéreux.

Les grévistes se sont ensuite rendus en cortège à la mairie de Saint-Égrève, où ils ont été reçus par le maire, membre du conseil de surveillance de l’hôpital.

Après cette mobilisation, le mouvement doit continuer.

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