Incendie à Gandrange : la vérité ne viendra pas du préfet12/08/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/08/une_3028-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1264%2C1640_crop_detail.jpg2026-08-12

Leur société

Incendie à Gandrange : la vérité ne viendra pas du préfet

Dimanche 2 août, 30 000 habitants autour de Gandrange, en Moselle, ont été appelés à se confiner par la préfecture.

L’appel faisait suite à l’énorme incendie de l’entrepôt d’une filiale de Suez, la Safe (Suez Alternative Fuels & Energies), site classé Seveso seuil bas.

Selon la préfecture, il s’agissait d’une mesure de précaution et le nuage noir et très malodorant provoqué par cet incendie n’entraînait aucun risque de pollution. On a appris par la suite que l’entreprise avait été épinglée en septembre dernier par les services de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement pour des « manques et incohérences » dans son fonctionnement. Une nouvelle inspection était d’ailleurs programmée pour le mois prochain.

En tout cas, dimanche 2 août, l’arrosage automatique en cas d’incendie était « en maintenance », selon la direction de Suez. Il ne fonctionnait donc pas et le feu a pu détruire tout l’établissement et rejeter dans l’atmosphère… on ne sait quoi. En effet, deux jours plus tard, mardi 4 août, la préfecture appelait les riverains à ne pas utiliser l’eau souterraine, de pluie ou des cours d’eau, même pour arroser leur jardin ou abreuver leurs animaux. Elle pourrait être contaminée. Par quoi ? Mystère. Elle conseillait également de ne pas consommer fruits, légumes du jardin ou produits sauvages qui n’auraient pas été protégés des retombées de l’incendie ! Les fumées noires « inoffensives » ne l’étaient sans doute pas tant que cela !

On n’en saura sans doute pas plus sur cet incendie et ses conséquences, à moins que la population ne s’en mêle.

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