Kinésithérapie : restrictions en vue12/08/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/08/P4-3_zapper_kin%C3%A9_Lecornu_OK_Lupo.jpg.420x236_q85_box-64%2C0%2C1000%2C527_crop_detail.jpg2026-08-12

Leur société

Kinésithérapie : restrictions en vue

L’Assurance maladie trouve que les dépenses de kinésithérapie coûtent trop cher et veut « changer ce modèle », estimant qu’il est « coûteux » et que l’offre est mal répartie sur le territoire.

Illustration - restrictions en vue

Que l’offre de soins soit mal répartie est évident : en 2024, pour 100 000 habitants, on comptait 47 kinésithérapeutes en Seine-Saint- Denis et plus de 200 en région PACA ou en Nouvelle-Aquitaine, résultat de la libre installation des praticiens qui favorise les « beaux quartiers ». En outre, cette offre de soins est aussi, en effet, « coûteuse » pour les malades dont une bonne partie subit un reste à charge.

Ce que propose le directeur de l’Assurance maladie n’améliorera pas la situation : il envisage d’inciter les kinés à suivre davantage de patients et à faire moins de séances. C’est dans le même esprit que le déremboursement de médicaments, la fermeture de centres de soins ou de services hospitaliers, etc. Au contraire, il faudrait que chaque maison de retraite ait un poste de kinésithérapeute à demeure, qu’existent dans les quartiers des centres de santé comportant tous les types de services, accessibles à tous les patients.

Ce sont eux qu’il s’agit de soigner, et non de ponctionner une fois de plus, au nom du prétendu déficit de la Sécurité sociale.

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