Michelin – Clermont-Ferrand : emplois sacrifiés, actionnaires choyés18/02/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/02/P15-1_Michelin_Clermont-FErrand_Rassemblement_Gravanches_2026-02-13_C_LO.JPG.420x236_q85_box-3%2C0%2C797%2C447_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Michelin – Clermont-Ferrand : emplois sacrifiés, actionnaires choyés

À l’automne, le PDG de Michelin prétendait que « la compétitivité du groupe a été dégradée » à cause de la « détérioration supplémentaire de l’environnement économique ».

Illustration - emplois sacrifiés, actionnaires choyés

Par conséquent, le 22 janvier, l’entreprise annonçait seulement 1 % d’augmentation des salaires pour les ouvriers et 0 % pour les techniciens et cadres en raison du « contexte économique ».

Pourtant la multinationale vient d’annoncer 2,9 milliards d’euros de profits pour 2025. Les actionnaires vont encore se partager cette année près d’un milliard de dividendes, ce qui représente presque 700 euros par mois par travailleur du groupe. Cela, sans compter les deux milliards d’euros de rachats d’actions prévus entre 2026 et 2028, après déjà près de 1,2 milliard en 2024-2025. Ce sont autant de richesses que les salariés s’occupent à produire et qui vont partir en fumée, ou plutôt pour faire monter le cours des actions et enrichir encore plus les actionnaires.

Il faut ajouter que les effectifs du groupe Michelin sont passés en deux ans de 123 500 à 115 800 travailleurs dans le monde, notamment avec les fermetures d’usines en Allemagne, aux États-Unis, au Mexique, au Brésil, à Cholet et à Vannes... au nom de la compétitivité. Ce sont des milliers d’emplois sacrifiés, là aussi sur l’autel des profits.

Depuis l’annonce du blocage des salaires, des débrayages ont eu lieu dans différents ateliers. Vendredi 13 février, à l’appel de la CGT et de SUD, de nouveaux arrêts de travail se sont déroulés, et un rassemblement a réuni près de 150 salariés devant l’une des usines clermontoises. Dans les ateliers et dans les bureaux, y compris parmi des cadres, les discussions vont leur train.

Il faudra contraindre Michelin à prendre sur ses profits, à augmenter les salaires, et à les indexer sur la hausse réelle du coût de la vie.

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