Mondial de football : racisme et exclusion17/06/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/06/une_3020-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg2026-06-17

Dans le monde

Mondial de football : racisme et exclusion

La FIFA, la Fédération internationale de football, présente la Coupe du monde 2026 comme «la plus grande, la plus inclusive» de son histoire, « rassemblant véritablement le continent et la planète autour du football ».

En réalité, les supporters de nombreux pays sont interdits d’entrée aux États-Unis, quand ce ne sont pas carrément leurs joueurs ou arbitres en raison de la paranoïa anti-migrants de l’administration nord-américaine. Ainsi, l’arbitre somalien Omar Artan, désigné arbitre de l’année par la Fédération africaine de football et sélectionné pour la Coupe du monde, a été interrogé onze heures à son arrivée à Miami puis placé en cellule de rétention. Il a été renvoyé sans explication alors qu’il avait un visa en règle, mais son pays fait partie de la liste des pays dont les citoyens sont interdits de voyage aux États- Unis.

L’équipe d’Iran, quant à elle, a été qualifiée pour la Coupe du monde dès mars 2025. En raison de la guerre déclenchée par Trump et Netanyahou, les dirigeants américains ont tout d’abord voulu lui interdire la participation à la Coupe, proposant, sans vergogne, de la remplacer par l’équipe d’Italie, déjà éliminée. Finalement, l’équipe iranienne a pu disputer son premier match à Los Angeles le 14 juin, mais en n’y arrivant que la veille et devant reprendre l’avion pour le Mexique le soir même, sans avoir le droit de rester sur le sol américain pour récupérer. Et onze membres de la délégation n’ont pu obtenir de visa.

Enfin, côté spectateurs, pour assister à un match, il ne suffit pas de réserver, au prix fort, un billet, il faut aussi disposer de la bonne nationalité. Contrairement à d’habitude, ni les États-Unis ni le Canada n’ont permis à la FIFA de délivrer aux détenteurs de billets des documents de séjour temporaire.

La BBC a révélé que le taux de refus de visa pour les ressortissants de onze équipes qualifiées pour la Coupe du monde était supérieur à 40 %. Les habitants d’Haïti, d’Iran, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire n’ont ainsi aucune chance de disposer d’un visa, même s’ils possèdent un billet. Les supporters de leurs équipes n’auront pas accès aux tribunes.

Autant dire que « la grande fête du football » se coupe du monde de ceux qui n’ont pas la bonne nationalité.

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