Moyen-Orient : accord ou pas, Israël bombarde05/08/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/08/P7-1_Netanyahou_%C3%A0_la_MAison_Blanche_ok_Lupo.jpg.420x236_q85_box-20%2C0%2C780%2C428_crop_detail.jpg2026-08-05

Dans le monde

Moyen-Orient : accord ou pas, Israël bombarde

Après une huitième rencontre entre Netanyahou et Trump depuis sa réélection, un accord sur l’avenir de Gaza a été annoncé... sans que cela interrompe les bombardements israéliens sur le territoire.

Illustration - accord ou pas, Israël bombarde

Pourtant, malgré l’entente cordiale entre ces deux dirigeants d’extrême droite, Trump n’a pas hésité à marquer son agacement envers « Bibi Netanyahou », dont l’avis ne lui est pas utile, dit-il, pour s’occuper du Moyen-Orient. La presse israélienne a d’ailleurs souligné l’obligation pour Netanyahou de ravaler son arrogance devant son maître, rappelant que, malgré les bravades de l’extrême droite israélienne, il ne peut pas se permettre de désobéir à Washington. Trump soutient son fidèle gendarme, mais doit parfois lui rappeler qui commande vraiment au Moyen-Orient. Lors de cette rencontre, Trump a de nouveau joué la carte du champion de la paix en annonçant l’accord sur le désarmement du Hamas. En fait, celui-ci avait déjà accepté, dans un accord précédent, de céder le gouvernement de la bande de Gaza, sans que cela mette fin aux bombardements israéliens. Et malgré le prétendu accord, Trump n’en est pas à imposer à Israël de les cesser, ni même d’évacuer Gaza. Il faudrait pour cela attendre le « désarmement complet du Hamas », autant dire quand Israël le jugera souhaitable.

Pendant qu’à Washington on trinque à la paix, Netanyahou sait donc qu’il peut poursuivre sa politique d’épuration ethnique contre les Palestiniens. À Gaza, les frappes de l’armée israélienne qui n’ont jamais cessé, touchent des camps de réfugiés, des hôpitaux et des infrastructures médicales. Les morts palestiniens, en particulier des enfants, se comptent par dizaines chaque semaine. Le 1er août, un bombardement a détruit des entrepôts de médicaments liés à l’hôpital Al-Aqsa, à Deir al-Balah, aggravant encore une situation sanitaire déjà catastrophique. La famine, les destructions et l’effondrement des soins font de Gaza un territoire où la population est privée de tout.

En Cisjordanie occupée, la violence des colons soutenus par l’armée continue aussi de se déchaîner avec une brutalité croissante : incendies volontaires, agressions, destructions de maisons, de mosquées, de terres agricoles, d’infrastructures d’eau…Quand les Palestiniens tentent de se défendre, l’armée israélienne les désigne comme terroristes et répond par les chars, les bulldozers et une répression sans limite.

Au sud du Liban aussi, Israël poursuit ses frappes, ses démolitions et l’incendie d’oliveraies, notamment vers la ville de Bint Jbeil. Dans la bouche de Netanyahou comme dans celle de Trump, les cessez-le-feu ont le goût du sang.

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