Newrest : le patron a lâché du lest28/01/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/01/une_3000-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Newrest : le patron a lâché du lest

Les employés de Newrest (restauration ferroviaire) étaient appelés à la grève mercredi 21 janvier suite aux négociations annuelles obligatoires, où la direction ne proposait que 1,2 % d’augmentation.

Cet appel à la grève s’est produit dans un contexte où les sanctions pleuvent pour un oui ou pour un non. Les serveurs travaillant à bord des TGV peuvent être mis à pied, voire licenciés, pour un café non enregistré dans la caisse. Porter l’uniforme de façon jugée non conforme peut valoir un avertissement.

Au quotidien, la charge de travail augmente dans les entrepôts pour les sédentaires du fait du sous-effectif et pour les roulants du fait de la pression sur le chiffre d’affaires car, coûte que coûte, il faut que l’activité rapporte malgré les pannes et dysfonctionnements qui pourrissent la vie. De nombreux employés se sont donc saisis de l’appel syndical pour exprimer leur mécontentement par la grève. Elle a été aussi l’occasion de se retrouver et discuter, alors que les roulants, majoritaires, travaillent le plus souvent seuls à bord des trains. Dans certaines gares, les grévistes se sont adressés aux voyageurs, dont plusieurs ont tenu à exprimer leur soutien. Devant l’importance de la participation, les syndicats ont reconduit le mouvement pour le lendemain.

Au soir de cette deuxième journée, la direction a fini par s’engager à augmenter les salaires de 2 % d’ici juillet, en deux fois. Les grévistes ont eu la satisfaction de forcer le patron à lâcher un peu plus que prévu, et comme aucun problème de fond n’est réglé, ils n’ont peut-être pas dit leur dernier mot.

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