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- Lutte ouvrière n°3013
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PCM – Champtocé-sur-Loire : victoire sur les salaires
L’usine PCM Manufacturing de Champtocé-sur-Loire, dans le Maine-et- Loire, appartient à l’entreprise internationale PCM, présente dans des dizaines de pays et spécialisée dans les systèmes de pompage pour l’énergie (pétrole et gaz) et l’alimentaire.

PCM est la propriété du groupe Gévelot, coté à la Bourse de Paris et lui-même détenu par la famille Martignoni. En 2014, afin de payer moins d’impôts et, au passage, de diviser les travailleurs, la direction a morcelé le site en trois entités : PCM Manufacturing (150 ouvriers), PCM Europe (150 employés) et PCM Technologie (20 salariés).
À l’occasion des négociations annuelles obligatoires, la direction, sûre d’elle et de son bon droit, ne voulait pas donner plus de 1 % d’augmentation générale, avec un talon minimum de 30 euros. Comme dans la plupart des autres sites angevins de la métallurgie, les travailleurs étaient censés se satisfaire de peu, la direction prétendant favoriser les augmentations individuelles... alors que les hausses de prix n’arrêtent pas. C’était une provocation. Car si la direction de PCM se dit affectée par la guerre au Moyen-Orient, elle se garde de donner des chiffres précis pour le démontrer et le chiffre d’affaires en 2025 a progressé de 13 %.
Réunis en assemblée générale vendredi 17 avril par les délégués de la CGT, la presque totalité des ouvriers de PCM Manufacturing ont décidé, après avoir évoqué l’hypothèse de débrayages successifs, d’opter pour la grève totale, de revendiquer 100 euros d’augmentation pour tous et l’embauche des intérimaires qui la désiraient. Le nombre de grévistes se maintenant autour de 90 %, avec parmi eux des intérimaires, la direction a fini mercredi 22 avril par proposer une augmentation de 60 euros pour tous, ainsi que l’embauche de cinq intérimaires. La reprise a été décidée après une assemblée de l’ensemble des grévistes, non pour l’après-midi comme l’aurait souhaité la direction, mais pour le lendemain.
Comme l’a dit un des travailleurs présent au piquet de grève : « Certes il s’agit d’un résultat modeste mais cela nous a permis de relever la tête et de recréer une unité entre nous. Cela, ça n’a pas de prix et soyons certains que la direction s’en souviendra ».