Pompiers : une colère justifiée12/08/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/08/une_3028-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1264%2C1640_crop_detail.jpg2026-08-12

Leur société

Pompiers : une colère justifiée

Les neuf syndicats de sapeurs-pompiers appelaient ensemble à une journée de grève et à une manifestation à Paris, devant le ministère de l’Intérieur, jeudi 13 août à 14 heures.

Dans leur communiqué, on peut lire : « Les sapeurs-pompiers ne demandent ni admiration particulière, ni glorification permanente. Ils demandent simplement de pouvoir accomplir leurs missions dans des conditions compatibles avec les enjeux auxquels ils sont confrontés, avec des effectifs suffisants, des équipements adaptés et des moyens opérationnels à la hauteur. La situation actuelle n’est pas uniquement la conséquence d’un contexte climatique de plus en plus extrême. Elle résulte également de plus de vingt années de sous-investissement dans la Sécurité civile, d’alertes répétées restées sans réponse et de choix politiques qui ont progressivement affaibli notre capacité collective à faire face aux crises majeures. »

Les pompiers demandent donc que l’État mette les moyens suffisants, en matériel et en effectif, et tienne compte des besoins nouveaux engendrés par le changement climatique, dont les mégafeux de l’été ont été une illustration. Cette exigence plus que justifiée et cet appel à une grève qui, vu les circonstances, ne pourra être que symbolique, ont pourtant suscité la colère du président de la Conférence nationale des services d’incendie et de secours (SdiS), Olivier Richefou. En tant que président du Conseil départemental de Mayenne, celui-ci avait déjà porté plainte contre les pompiers grévistes en 2025. Au lendemain du communiqué intersyndical, il a déclaré que non seulement les pompiers sont assez nombreux mais qu’ils sont bien payés pour ce qu’ils font. Pour un président des Sdis, on peut dire qu’il sait mettre de l’huile sur le feu.

Suite à cela, les syndicats demandent désormais qu’il démissionne ou qu’il soit démis de ses fonctions. Une revendication légitime qui ne devra évidemment pas faire oublier toutes les autres, sur les moyens, les effectifs, les salaires et les conditions de travail.

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