Le Porge : les sinistrés veulent la transparence12/08/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/08/une_3028-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1264%2C1640_crop_detail.jpg2026-08-12

Leur société

Le Porge : les sinistrés veulent la transparence

L’incendie de Saumos, le plus grand des deux qui ont frappé la forêt des Landes fin juillet, a été déclaré fixé le 5 août.

Il aura mobilisé jusqu’à 2 700 pompiers et 24 moyens aériens, venus de toute l’Europe, mais aussi des milliers d’habitants, d’agriculteurs, de travailleurs qui ont, de leur propre initiative, ravitaillé les pompiers en eau ou taillé des coupe-feux dans la forêt, autour des maisons et des villages.

42 000 hectares ont été ravagés, 240 maisons détruites, dont 183 dans la seule commune du Porge, au nord du bassin d’Arcachon et du Cap-Ferret. Dans cette commune, bien des habitants ont le sentiment que les pompiers ont reçu l’ordre d’aller ailleurs au moment où le feu s’approchait de leurs maisons. Certains d’entre eux ont accusé la préfecture d’avoir d’abord envoyé les pompiers protéger la presqu’île du Cap-Ferret, d’autres pensent que ce sont les infrastructures industrielles et les camps militaires qui étaient la priorité de l’État. C’est un fait que, quand le feu s’est développé le 23 juillet, les pompiers ont reçu des ordres et ont laissé les habitants du Porge bien seuls. Ceux-ci sont donc en colère et une partie d’entre eux ont constitué un collectif de 1 010 membres. Ils posent des questions « sur les moyens et les moments où ils se sont mis en place » et « sur la teneur des ordres ». Ils demandent la « transparence sur les choix opérés », une revendication parfaitement légitime.

Il est certain que les pompiers, faute de moyens, en particulier aériens, ont été rapidement dépassés et ont dû faire des choix. Un seul exemple : deux heures après le démarrage du feu le 22 juillet, les pompiers ont demandé l’intervention de quatre Canadair, ce qui correspond à la norme pour le feu tel qu’il était alors. Ils en ont vu arriver seulement deux, deux heures plus tard, et qui n’ont fait qu’une intervention, étant appelés sur d’autres fronts.

Le rôle des responsables politiques et des hauts fonctionnaires est d’expliquer à la population comment elle doit se passer de ce dont elle a besoin. Exiger d’eux qu’ils rendent des comptes sur leurs décisions serait un premier objectif pour une légitime colère.

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