La Poste – Poitiers : les profits contre les emplois05/08/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/08/P10-3_Multi-flux_Poitiers_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C107%2C686%2C493_crop_detail.jpg2026-08-05

Dans les entreprises

La Poste – Poitiers : les profits contre les emplois

Illustration - les profits contre les emplois

La Plateforme industrielle de courrier (PIC) de La Poste de Poitiers fermera ses portes mi-septembre.

Un nouveau centre, « multi-flux » selon la désignation de la direction, regroupera la distribution des colis et du courrier, qui fera l’aller-retour en camion à Tours ou à Bordeaux pour être trié.

Au passage, il ne restera plus que 80 des 250 postiers de la PIC auxquels se joindront plus d’une centaine de facteurs. Contrairement à ce qu’affirme la direction, tous n’ont pas été reclassés – loin de là ! – et un certain nombre ont laissé en partie leur santé derrière les machines de tri. De nombreux travailleurs précaires en intérim et en CDD, quant à eux, ont été ou seront licenciés, privés ainsi de leur gagne-pain.

La direction justifie cette fermeture par la baisse du trafic courrier. En fait, elle n’est plus intéressée depuis longtemps par sa distribution, jugée pas assez rentable. On le voit au courrier qui reste en souffrance, à la distribution de la presse qui se fait attendre, etc., avec pour conséquence, les suppressions de tournées, la sécabilité de celles-ci, la précarité pour les facteurs. La Poste a contribué à accentuer cette baisse de trafic en négligeant la distribution et en augmentant fortement les tarifs d’envoi.

Voulant afficher une posture écologique, le directeur annonçait fièrement dans la presse locale que le parking de la Multi-flux sera équipé de panneaux solaires (en bénéficiant au passage de subventions publiques) pendant que le courrier fera l’aller-retour en camion pour aller se faire trier. Quand un patron parle d’écologie, il y a toujours une entourloupe derrière !

La direction parle d’une croissance de 60 % du volume de colis. A-t-elle pour autant créé des emplois stables pour cette activité ? Pas le moins du monde, car c’est la précarité en CDD et en intérim qui règne… et la loi du profit avant tout, aux dépens des travailleurs et des usagers de La Poste.

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