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- Lutte ouvrière n°3026
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Leur société
Prévention : rien n’est prévu
Quand le gouvernement parle de prévention des incendies, cela se limite à mettre en cause des comportements individuels, faire une campagne de spots publicitaires pour culpabiliser les fumeurs.
Par contre, quand il s’agit de trouver les moyens d’entretenir les forêts, l’action est des plus limitée. Pourtant, 90 % des maisons qui brûlent le doivent à des terrains insuffisamment ou pas du tout débroussaillés, soit par ignorance, soit parce que les propriétaires ne veulent pas ou ne peuvent pas payer.
Par ailleurs, la forêt landaise a cette particularité d’être exploitée à 80 % pour la production de pins maritimes qui se répartit entre 25 000 propriétaires. S’il existe une gestion globale de la forêt avec pistes, points d’eau, tours de surveillance, elle est financée pour moitié par des fonds publics dans le but de lutter contre les feux.
La méthode se révèle aujourd’hui largement insuffisante. Mais il n’existe pas de réelle politique de brûlage ou d’élimination du combustible au sol (épines de pin, bois mort), qui serait possible lors de saisons moins propices aux incendies, mais qui nécessiterait de la part de chaque propriétaire un travail, et donc des dépenses supplémentaires. La nécessaire planification de l’entretien des forêts se heurte donc à la politique d’économies de l’État, qui n’entend pas se donner les moyens de contrôler les propriétaires de domaines forestiers, ni d’accroître les effectifs des agents de l’Office national des forêts (ONF), passés de 12 000 au début des années 2000 à un peu plus de 7 000 aujourd’hui.