Prix : les travailleurs n’ont pas à payer l’inflation17/06/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/06/P3-1_Pouvoir_dachat_OK_LUPO.jpg.420x236_q85_box-15%2C0%2C667%2C367_crop_detail.jpg2026-06-17

Leur société

Prix : les travailleurs n’ont pas à payer l’inflation

Malgré la légère baisse récente, la hausse du prix des produits pétroliers, depuis le début de la guerre contre l’Iran, a entraîné une hausse dans tous les secteurs, comme le constatent chaque jour les travailleurs et comme vient de l’annoncer l’Insee, qui a estimé l’inflation à 2,4 % sur un an.

Illustration - les travailleurs n’ont pas à payer l’inflation

En plus du prix du gasoil, qui a flambé de 40 %, celui du gaz a augmenté de 13 %. Il en est de même dans les communications, où les forfaits d’abonnement de téléphone portable ont bondi de 40 %. À croire qu’ils fonctionnent au gasoil ! Pour le transport aérien, les prix augmenteraient de 7 %, ceux de la viande de 2,9 %, après 3,6 % l’année précédente.

Dans la réalité, c’est certainement beaucoup plus, car les chiffres de l’Insee minorent toujours l’inflation réelle. De plus, les collectivités locales et l’État, qui consacrent toujours plus d’argent à financer le grand patronat, ne cessent de diminuer leurs dépenses pour la santé, l’éducation et les transports. Les travailleurs doivent payer eux-mêmes la différence, par exemple en dépensant plus d’argent dans les médicaments et les mutuelles.

Mais les patrons, surtout les plus gros, ne pâtissent pas de la même façon de la hausse des prix de l’énergie imposée par des trusts comme TotalEnergies. Face à la hausse de leurs dépenses, ils ont ainsi augmenté leurs prix de vente. Et bien souvent, ils en ont même profité, eux aussi, pour faire flamber leurs profits en augmentant leurs marges au passage. Ils contribuent donc, à leur niveau, à amplifier l’inflation.

Les travailleurs, qui sont au bout de la chaîne, sont donc les principales victimes de la flambée des prix de l’énergie et de celle des profits qui va avec.

Le moyen simple d’enrayer la spirale de l’appauvrissement, serait de prendre sur ces profits pour imposer une augmentation massive des salaires. Ils doivent non seulement rattraper ce qu’ils ont perdu mais aussi suivre l’augmentation réelle des prix et pas seulement la hausse officielle.

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