Sabena – Marignane : le patron a dû reculer29/07/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/07/une_3026-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg2026-07-29

Dans les entreprises

Sabena – Marignane : le patron a dû reculer

Les 69 travailleurs de Sabena qui réparent des hélicoptères militaires se sont battus avec succès pour ne pas être jetés dehors avec trois sous.

L’entreprise Sabena est située non loin de l’usine de Airbus Helicopters de Marignane, près de Marseille. C’est là que la plupart d’entre eux ont travaillé en sous-traitance ou comme intérimaires. Le site du hangar où ils travaillent, appelé Boussiron, doit changer de destination. En mai, la direction ayant annoncé que le site allait fermer, les travailleurs ont tenu à dire qu’ils ne partiraient pas avec la seule indemnité légale, calculée en référence au salaire.

Depuis trois mois que durent les négociations, les ouvriers ont refusé les propositions de la direction. Enfin, lundi 20 juillet, elle a proposé 4 800 euros de prime et 800 euros par année d’ancienneté, nettement au-dessus du minimum légal, proposition refusée à l’unanimité par les ouvriers en assemblée. Ceux-ci se sentaient en position de force car il reste des hélicoptères à livrer et les dirigeants de Sabena étaient inquiets ; si c’était la grève, ni les patrons ni les RH ne pourraient faire les révisions des Gazelle, Puma et autres Fennec.

Vendredi 24 juillet au matin, la direction avait donc fait des progrès, ses propositions passant à 5 000 euros de prime et à 1 600 euros par année d’ancienneté. Visiblement, elle préférait éviter l’affrontement, dans la crainte qu’une grève aux portes de l’usine Airbus Helicopters Marignane ne fasse tache d’huile.

La grève des usines Airbus d’Espagne a certainement aussi renforcé la détermination des travailleurs comme les craintes des dirigeants de Sabena et d’Airbus. Craintes salutaires et détermination efficace !

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