SNCF – Lyon : des attaques qui ne passent pas28/04/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/05/une_3013-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg2026-04-28

Dans les entreprises

SNCF – Lyon : des attaques qui ne passent pas

Jeudi 23 avril, une centaine de cheminots grévistes se sont rassemblés, à l’appel de la CGT, de SUD et de la CFDT, devant la tour Incity à Lyon où se tenait un CSE avec la direction des TER.

Un peu plus nombreux que lors du premier rassemblement, le 10 avril, et venus de plusieurs services, les grévistes s’opposent aux suppressions de postes. Les contrôleurs étaient à nouveau les plus mobilisés avec 70 % de grévistes à la Part-Dieu et 80 % à Perrache. Dans ce dernier dépôt, la direction veut supprimer 25 postes de contrôleurs sur 80, en imposant « l’équipement agent seul » (EAS) sur l’axe Mâcon-Valence. Cet équipement, censé permettre au conducteur de gérer le train à lui seul, sert de prétexte à cette saignée. Le conducteur se retrouverait à bord sans l’aide du contrôleur pour faire face aux incidents, pourtant fréquents. Ainsi la semaine précédant la mobilisation, la présence d’un contrôleur a permis qu’un voyageur inanimé enfermé dans les toilettes soit secouru rapidement, un médecin appelé et les pompiers avertis. Un secours que le conducteur seul n’aurait jamais pu apporter depuis sa cabine.

Loin de l’image qu’ils ont, le rôle des contrôleurs ne se limite pas à la vérification des billets : ils assurent des tâches de sûreté indispensables. Mais pour la SNCF, seule la rentabilité financière compte. Elle supprime donc des postes à tour de bras, dans les trains comme dans les gares, avec le plus grand mépris pour les travailleurs et les voyageurs. À la gare de la Part-Dieu, ce sont les agents de quai TGV qui sont menacés, la direction voulant donner une large part de leurs missions aux contrôleurs.

Sans surprise, la direction n’avait rien à proposer lors de son CSE. À la sortie, les responsables syndicaux l’ont expliqué aux grévistes et se sont contentés d’annoncer un nouveau rassemblement devant la Région le 7 mai, comme cela avait été décidé la veille par l’intersyndicale. Beaucoup n’en étaient pas satisfaits, car depuis le 10 avril, des militants et aussi quelques non-syndiqués ont multiplié les tournées, avec des discussions nombreuses. Un noyau d’une quinzaine de contrôleurs s’est convaincu de la nécessité d’un mouvement plus déterminé pour peser sur la direction, réfléchissant à une grève durant tout le week-end du 7 mai. C’est ce qui a été proposé par les plus combatifs lors de ce rassemblement, discuté et approuvé par un vote majoritaire, malgré l’opposition des responsables syndicaux qui veulent conserver le monopole des initiatives.

D’ici le 7 mai, les plus déterminés ont bien l’intention de faire partager leur colère, pour que le mouvement monte en puissance. Comme le disait l’un d’eux : « il y a de l’adrénaline, c’est maintenant qu’il faut y aller. »

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