SNCF – Orléans-Les Aubrais : une grève très suivie17/06/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/06/P13-2_Rassemblement_%C3%A0_Saint-Pierre_des_Corps_le_10_juin_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C53%2C799%2C502_crop_detail.jpg2026-06-17

Dans les entreprises

SNCF – Orléans-Les Aubrais : une grève très suivie

Le 10 juin, tous les services des cheminots de la gare d’Orléans- les Aubrais ont tenu à manifester leur colère. Les annonces du PDG de la SNCF, Castex, s’en prenant à cinq jours de repos et à la réglementation du temps de travail ont été l’élément déclencheur.

Illustration - une grève très suivie

Beaucoup de cheminots travaillent déjà en horaire décalé et de nombreux week-ends, et il n’est pas question pour eux de travailler même une journée supplémentaire ou de perdre un des rares week-end de repos qu’ils peuvent passer en famille ou avec leurs amis. Autre motif de colère, la SNCF a annoncé presque deux milliards de bénéfices alors que les salaires sont quasiment gelés et que les prix explosent. Pour de nombreux cheminots qui doivent faire plusieurs dizaines de kilomètres par jour pour se rendre au travail avec des lieux d’embauche dispersés, cela ne passe pas.

Les suppressions de postes, le manque de moyens, le mépris de la direction et la multiplication des sanctions pour tenter de mettre au pas les cheminots ont aussi alimenté la colère. En gare des Aubrais, le 10 juin, la vente est donc restée fermée toute la journée et à l’accueil de la gare d’Orléans les chefs ont dû enfiler leur tenue pour renseigner les voyageurs. Chez les conducteurs, la grève a aussi été très suivie et de même chez les contrôleurs, à l’atelier de maintenance ou dans les postes d’aiguillage, des secteurs où beaucoup de jeunes embauchés se sont mis en grève pour la première fois.

Le rassemblement régional appelé par les syndicats à Saint-Pierre- des-Corps a regroupé 250 cheminots. Le repas en commun qui a suivi la manifestation a été l’occasion de nombreuses discussions sur les perspectives à défendre pour les cheminots, mais aussi pour tous les travailleurs, qui subissent le même type d’attaques.

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