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Société STN : basse vengeance contre Rachel Kéké
Rachel Kéké, animatrice d’une lutte des femmes de ménage de l’hôtel Ibis-Batignolles à Paris entre juillet 2019 et mai 2021, attaque aux prud’hommes son employeur qui voudrait la muter loin de chez elle.
La grève dans cet hôtel Ibis, 700 chambres, l’un des plus gros d’Europe, avait fait reculer la société de nettoyage STN, un des sous- traitants de l’époque du groupe Accor, propriétaire de l’hôtel.
Porte-parole de cette grève, Rachel Kéké était allée en soutenir d’autres une fois élue députée La France insoumise en 2022. Battue à quelques centaines de voix près aux législatives anticipées de 2024, elle a réintégré l’entreprise STN dont le patron n’a pas oublié son rôle dans la grève. STN ayant perdu son contrat avec l’hôtel Ibis, elle voudrait en profiter pour se débarrasser de cette militante en la mutant à plus de 40 km de chez elle.
Le jugement des prud’hommes n’est pas attendu avant plusieurs mois tandis que la direction multiplie les mises en demeure, voire les menaces de licenciement.
Un acharnement patronal, qui tient de la basse vengeance.