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- Lutte ouvrière n°3013
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Dans les entreprises
Stellantis – Poissy : contre le projet de fermeture
Le 16 avril, lors d’une réunion d’un CSE extraordinaire, la direction annonçait la fin de la fabrication de voitures à l’usine de Poissy, dans les Yvelines.

Même si la direction le conteste, cette annonce signe bien sa fermeture, menaçant l’emploi de ses 2 000 travailleurs ainsi que des milliers d’emplois chez les équipementiers et sous-traitants qui fournissent les pièces nécessaires à la fabrication de l’Opel Mokka.
Bien avant cette annonce, la fédération de la métallurgie CGT avait appelé à une manifestation pour le 23 avril dans la ville de Poissy. L’UNSA puis Sud ont rejoint cet appel, Sud appelant à la grève dans l’usine. Finalement, ce sont près de 400 personnes, dont une centaine de salariés de l’usine, qui se sont retrouvées ce jour-là sur la place de l’hôtel de ville pour des prises de parole avant de se diriger en manifestation vers l’usine. Beaucoup de militants syndicaux des diverses entreprises de la région étaient venus protester ainsi contre cette attaque inacceptable. Des militants de deux sous-traitants étaient aussi présents, ceux de MC Syncro, qui fournissent les roues, et ceux de Forvia à Méru dans l’Oise, qui fournissent les planches de bord et les panneaux de porte, sont directement menacés par la décision de Stellantis.
Cette présence importante est le fruit d’un long travail des militants Sud de l’usine de Poissy, qui depuis près de deux ans ont tissé des liens avec les travailleurs de quelques équipementiers, bien conscients que, dans la bataille contre Stellantis, ses salariés et ceux des fournisseurs ont des intérêts communs et doivent s’unir.
Des délégations de travailleurs de Renault Flins qui étaient appelés à débrayer ce jour-là, de quelques autres usines de Stellantis et de cheminots étaient aussi venues apporter leur soutien.
Pour beaucoup de participants, la prochaine étape doit partir de l’intérieur de l’usine, car c’est là que les travailleurs de Stellantis Poissy devront s’organiser pour s’adresser à tous les autres travailleurs, menacés ou non de licenciement, à commencer par leurs camarades de Renault Flins, distants de quelques kilomètres seulement.
Effectivement, c’est bien en militant pour une lutte d’ensemble que les travailleurs pourront imposer au patronat leur droit à l’existence, à un salaire et à un travail.