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Union européenne : complice des garde-côtes libyens
Mardi 12 mai, en Méditerranée, des garde-côtes libyens ont tiré sans sommation sur le navire Sea-Watch, qui venait de secourir 90 migrants dont l’embarcation coulait.
Ce navire, comme l’Ocean Viking, vient au secours des hommes et des femmes qui tentent la traversée de la Méditerranée pour rejoindre l’Europe. Ce n’est pas la première fois que le Sea- Watch, comme d’autres bateaux, essuie des tirs, destinés à terroriser les secouristes. Pour faire le sale boulot qui consiste à empêcher par tous les moyens les migrants de passer la Méditerranée, l’Union européenne a financé la Libye, dont les garde-côtes se lancent systématiquement à la poursuite des embarcations qui quittent leur territoire. Mais, cette fois, c’est dans les eaux internationales qu’ils sont intervenus : ils ont non seulement tiré mais également tenté d’arraisonner le navire. L’équipage du Sea-Watch ne s’est pas laissé impressionner et a poursuivi sa route.
Et pour cause, tous les secouristes connaissent le sort des migrants en Libye : ils sont au mieux emprisonnés ou, pire, réduits en esclavage. L’Union européenne ferme les yeux sur ces pratiques. L’Italie en particulier a passé des accords avec le gouvernement libyen à qui elle a fourni le navire qui a attaqué le Sea-Watch. Mais si le gouvernement de Meloni a donc largement sa part de responsabilité dans ces actes de piraterie, l’Union européenne s’est contentée de dire qu’elle contacterait « ses interlocuteurs », c’est-à-dire le gouvernement libyen.
Depuis janvier, plus de mille personnes se sont noyées en Méditerranée. Si ce sont bien les garde-côtes libyens qui tirent sur les navires des ONG, les vrais criminels sont tous les chefs d’État européens, les Meloni bien sûr, mais aussi les Merz ou les Macron.