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Cisjordanie : le terrorisme d’État israélien
Depuis plusieurs semaines, Qusra, village palestinien situé non loin de Naplouse, en Cisjordanie, est le théâtre d’une escalade meurtrière.

Des colons juifs ont pris d’assaut les abords du village, installant des tentes et des pâturages près des habitations, cherchant à faire fuir les habitants palestiniens. À partir du 9 août, des familles palestiniennes ont été littéralement assiégées dans leurs maisons. Les colons leur ont coupé l’eau et l’électricité et empêchent l’acheminement de nourriture.
Qusra n’est que le dernier village d’une longue liste. Depuis le 7 octobre 2023, les raids, les actes de harcèlement et d’intimidation sont devenus le quotidien des 3,5 millions de Palestiniens de Cisjordanie. Des dizaines de milliers d’entre eux ont été forcés de fuir et plus d’un millier ont été tués. L’armée israélienne y mène régulièrement des opérations militaires de grande ampleur sous prétexte de lutte « antiterroriste ».
À Qusra, l’armée israélienne est intervenue officiellement pour disperser les colons. Cette intervention, effectuée sous la pression des États-Unis, qui ont dénoncé « un acte de terreur horrible », ne remet pas en cause la politique du gouvernement de Benyamin Nétanyahou en Cisjordanie. Elle ne remet pas non plus en cause le soutien des États-Unis à Israël. Selon le quotidien Haaretz, les États-Unis ont pris cette position parce que le propriétaire de l’une des maisons assiégées possède la nationalité américaine. Il s’agissait en fait de défendre Trump, critiqué par certains pour son silence vis-à-vis du sort de ce citoyen américain.
Si, à Qusra, les colons ont été dispersés, les Palestiniens ont maintenant à subir l’armée israélienne, qui a imposé dans le secteur un véritable siège militaire.
Le gouvernement de Netanyahou qui s’appuie sur l’extrême droite cherche d’abord à montrer qu’il poursuit plus que jamais sa politique de colonisation de la Cisjordanie. À deux mois des élections législatives, les partis religieux et ultranationalistes se livrent à une surenchère. Ainsi le ministre d’extrême droite de la Sécurité nationale, Ben Gvir, a déclaré qu’il faudrait tuer 40 à 50 Palestiniens de Gaza chaque jour.
Le poids croissant de cette extrême droite colonialiste et raciste enfonce Palestiniens et Israéliens dans une guerre sans fin. Offrir aux peuples Palestiniens et aux Juifs israéliens une alternative à cette guerre permanente implique de rompre avec la politique d’oppression des Palestiniens et de combattre les fauteurs de guerre que sont Netanyahou, Trump et tous les dirigeants des puissances impérialistes.