EasyJet : les conditions de travail low cost, ça suffit !19/08/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/08/P11-1_Gr%C3%A8ve_easyJet_OK_LUPO.jpg.420x236_q85_box-129%2C0%2C4321%2C2358_crop_detail.jpg2026-08-19

Dans les entreprises

EasyJet : les conditions de travail low cost, ça suffit !

Samedi 15 et dimanche 16 août, une majorité des hôtesses de l’air et stewards de la compagnie aérienne easyJet se sont mis en grève. Ils protestent contre leurs conditions de travail déplorables.

Illustration - les conditions de travail low cost, ça suffit !

L’exploitation est féroce dans cette compagnie de vols à bas coût. Les travailleurs dénoncent des plannings qui changent au dernier moment, et plusieurs fois dans la même journée, des coupures trop courtes entre deux vols, des déplacements incessants d’une base à une autre pour couvrir le sous-effectif chronique. Les hôtesses et stewards racontent les journées à rallonge, en particulier lorsqu’on les envoie en catastrophe pendant trois ou quatre jours sur une autre base en Europe, les changements de service, lorsqu’on passe du soir au matin brusquement. La fatigue se fait sentir et l’organisation de la vie personnelle est régulièrement bouleversée. Pas étonnant dans ces conditions que 70 % de ces travailleurs aient été en grève ce week- end, selon les syndicats, ce qui a entraîné l’annulation de plus d’une centaine de vols.

Comme à leur habitude, les médias ont surtout mis en avant la détresse des passagers dont le vol a été annulé et qui n’arrivent plus à rentrer chez eux. Même là, la direction s’est montrée incapable et inefficace. Elle a essayé jusqu’au dernier moment de remplacer les grévistes, et les annonces d’annulation ont été faites parfois une demi-heure seulement avant le décollage. Il n’a non plus été question d’organiser quoi que ce soit pour les passagers, qui ont eu bien du mal à avoir ne serait-ce que des informations, et rien non plus en matière d’hébergement et de remboursements.

EasyJet n’est pas précisément une petite entreprise. Ses bénéfices sont en hausse de 9 % : 560 millions d’euros, sur un chiffre d’affaires de près de 11 milliards d’euros. Il y a là largement de quoi embaucher pour permettre aux stewards et aux hôtesses de travailler dans des conditions correctes.

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