Édouard Philippe : “Horizon” patronal08/07/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/07/une_3023-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg2026-07-08

Leur société

Édouard Philippe : “Horizon” patronal

Le 5 juillet, durant son premier meeting de campagne, l’ex-Premier ministre Edouard Philippe a présenté son programme pour « un redressement français ».

Celui-ci nécessitera, dit-il, un « effort collectif juste ». Il faudra « un peu de sueur » pour redresser les comptes publics, « dans l’intérêt de nos enfants ».

Il n’est pas difficile de comprendre que cet effort ne sera en rien collectif, et que c’est aux travailleurs qu’il sera demandé de suer. Les retraités devront « contribuer davantage au financement de notre modèle social », les « cadres et employés du secteur public et privé » devront « travailler plus longtemps » a martelé celui qui a défendu le report de l’âge de départ à la retraite à 67 ans, et la retraite par capitalisation. « L’État, ses agences et les collectivités » devront « se serrer la ceinture ». On peut être sûr que les aides aux grandes entreprises ne seront pas concernées par cette cure d’amaigrissement. Il l’a en effet montré en tant que maire du Havre, en offrant, pour ne citer que cet exemple, 285 millions d’argent public pour aider deux multinationales parmi les plus riches au monde, le groupe industriel Siemens et l’armateur MSC.

Il a de quoi rassurer les milieux patronaux : comme Premier ministre et maire du Havre, il a fait la preuve de sa capacité à mener une politique anti- ouvrière.

Reste à Édouard Philippe la tache de fédérer la droite autour de lui, contre ses concurrents Attal et Retailleau qu’il devance. L’avenir dira si les divers ralliements dont celui de Laurent Wauquiez, le président du parti Les Républicains qui le considère apte à « incarner l’ordre et le sérieux permettant de redresser la France » le lui permettront.

Mais une chose est sure, Édouard Philippe a tout du candidat idéal pour la classe patronale.

Partager