États-Unis : “glorieuse histoire” esclavagiste08/07/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/07/une_3023-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg2026-07-08

Dans le monde

États-Unis : “glorieuse histoire” esclavagiste

Le 4 juillet est la date des célébrations officielles de la Déclaration d’indépendance des États-Unis, votée en 1776 par 56 hommes blancs, dont 41 possédaient des esclaves noirs.

En 1852, Frederick Douglass, né en captivité au Maryland, séparé à l’âge de six ans de sa mère puis de ses grands-parents par leur propriétaire, échappé par ses propres moyens de l’esclavage à l’âge de vingt ans, était devenu un militant abolitionniste. À l’occasion de la fête nationale dans l’État de New York il prononça un discours sur le thème : « Qu’est-ce, pour l’esclave américain, que votre 4-Juillet ? »

Selon Frederick Douglass, ce 4 juillet était pour les 3,2 millions d’esclaves « un jour qui lui révèle, plus que tous les autres jours de l’année, l’injustice flagrante et la cruauté dont il est la victime constante. Pour lui, votre célébration est un simulacre. La liberté dont vous vous vantez, une licence impie ; votre grandeur nationale, une vanité boursouflée. Vos prières et vos hymnes, vos sermons et vos actions de grâce, (…) un mince voile pour masquer des crimes qui déshonoreraient une nation de sauvages. (…) L’existence de l’esclavage dans ce pays fait de votre républicanisme une imposture, de votre humanité un faux-semblant et de votre christianisme un mensonge. (…) Ce 4-Juillet est le vôtre, non le mien. Vous pouvez vous réjouir, je dois porter le deuil. »

L’hypocrisie et les mensonges que Trump véhicule actuellement sur la « glorieuse histoire des États-Unis » ne datent pas d’hier…

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