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Leur société
Forces de répression : tout est permis
Une proposition de loi, portée par les députés de droite et mise à l’ordre du jour par le gouvernement, a été votée le 7 juillet. Elle prévoit d’élargir la possibilité, pour les policiers et gendarmes, de faire usage de leurs armes.

49 personnes ont été tuées au cours d’interventions policières en 2025, dont 19 par des tirs d’arme à feu. Au cours des cinq premiers mois de 2026, 22 personnes ont déjà perdu la vie. Bien sûr, ces chiffres recouvrent des situations très diverses, depuis celle, plutôt rare, où la police réplique à des malfrats lourdement armés, à celle, malheureusement bien plus courante, où elle tire sur des gens désarmés.
Le cadre actuel permet déjà aux excités de la gâchette sous l’uniforme de tirer sans trop tergiverser. Il autorise par exemple le tir sur des personnes ou des véhicules qui prennent la fuite s’ils sont « susceptibles » de menacer la vie d’autrui. La loi propose d’aller plus loin et d’assurer aux policiers et gendarmes une « présomption de légitime défense ». Cette mesure leur permettrait de tirer sans avoir à prouver que c’était justifié, ce serait au contraire à la Justice, et en fait le plus souvent à la famille de la victime, de prouver que le tir policier n’était pas légitime.
L’État et ses lois étaient déjà du côté des forces de répression. Le gouvernement veut aller plus loin en garantissant par avance l’impunité à tous ceux qui ont envie de jouer les cow-boys. C’est loin d’être une bonne nouvelle pour la sécurité, en particulier dans les quartiers populaires.