Haribo – Marseille : coup de chaud sur les crocos08/07/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/07/P10-2_Haribo_rassemblement_devant_le_si%C3%A8ge_le_6_juillet_2026_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C104%2C800%2C554_crop_detail.jpg2026-07-08

Dans les entreprises

Haribo – Marseille : coup de chaud sur les crocos

Au cours des négociations salariales annuelles, la direction de Haribo a proposé une augmentation générale de 0,6 % et des augmentations individuelles de 0,3 %. Apparemment, elle ne souhaitait pas atteindre 1 % ! Cette annonce a scandalisé la plupart des salariés.

Illustration - coup de chaud sur les crocos

En haut lieu, on a avancé deux arguments : les salaires chez Haribo seraient supérieurs à la moyenne française. Ce que l’on pourrait traduire par : ailleurs c’est pire, alors ici, ce n’est pas si mal. L’autre argument, c’est que l’augmentation serait conforme à l’inflation. Mais l’indice des prix officiel n’a qu’un lointain rapport avec les dépenses réelles. Ce devrait être aux travailleurs d’élaborer cet indice des prix.

À l’appel des syndicats CGT et FO, les travailleurs organisent des débrayages depuis une semaine, et ils se retrouvent chaque jour devant l’usine, située dans les quartiers Nord de Marseille. Lundi 6 juillet, ils étaient près d’une centaine en bas de la tour « La Marseillaise », où logent les grands directeurs, dans des bureaux aux loyers exorbitants, climatisés et avec vue sur la mer.

Haribo se vante d’être le leader du bonbon en Europe, pour le plus grand profit des actionnaires, qui se partagent entre la dynastie familiale Riegel et leurs riches amis.

Pour l’instant, les travailleurs continuent leur débrayage quotidien en se regroupant devant l’usine. Ils récoltent des coups de Klaxon et ils ont enfin le temps de discuter entre eux, de rire, et de se débarrasser un moment du sucre en poudre, de la gélatine, des machines, des cartons... et de certains enquiquineurs. Et rien que ça, c’est déjà bon !

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