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Leur société
Nantes : des familles à la rue
Cet été, dans l’agglomération de Nantes, deux feux ont ravagé des camps où vit une population rom, installée sur des terrains particulièrement sensibles aux risques d’incendie en cette période de les canicules à répétition.

À l’est de Nantes, 60 familles ont tout perdu : leur habitat, leur véhicule, leurs papiers, leurs souvenirs...
La municipalité d’union de la gauche (PS, écologistes, PCF, LFI) a alors proposé de reloger les familles dans un gymnase, mais pendant six jours seulement. Après quoi, ils seraient expulsés sans aucune autre proposition.
Dans le même quartier, mardi 18 août, la police est intervenue pour expulser un autre camp de 200 personnes, là aussi sans relogement. Cette expulsion fait suite à un dépôt de plainte de Nantes Métropole, à qui appartient le terrain. Elle prévoit d’y construire un écoquartier présenté comme « écologique », « social et solidaire ». Un comble alors que les familles roms se retrouvent sans solution d’habitat.
La métropole est présidée par Johanna Rolland, numéro 2 du Parti socialiste, mais il est bien difficile de voir la différence avec ce que pourrait faire la droite. D’ailleurs, les communes de l’agglomération, quelle que soit leur étiquette, se renvoient la balle en expulsant, les unes à la suite des autres, les familles installées en caravanes.
Le 18 août, des dizaines de policiers et un détachement de CRS ont ainsi été déployés pour interdire l’accès des familles au terrain qu’elles occupaient jusque- là. Cette expulsion révoltante va dégrader encore plus leur situation et compliquer la scolarisation des enfants, à deux semaines de la rentrée. Déjà menacées d’expulsion en 2025, les familles s’étaient mobilisées en disant « on bosse ici, on vit ici, on reste ici » car, parmi elles, beaucoup travaillent notamment dans la vigne, le muguet ou le maraîchage.
Depuis des années, les aires d’accueil, terrains familiaux et logements capables d’accueillir dignement les familles souhaitant se sédentariser sont largement insuffisants à Nantes, comme dans le reste de l’agglomération. En revanche, pour subventionner les nouvelles constructions des promoteurs privés, là, Nantes Métropole a trouvé rapidement des millions.