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- Lutte ouvrière n°3029
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Dans les entreprises
La Poste – Saint-Laurent-de-Mure : quand on l’ouvre, ça aère !
En juillet, à la plate-forme de tri des colis (PFC) de La Poste à Saint-Laurent-de-Mure, dans la région lyonnaise, la situation est vite devenue intenable pour les 150 postiers.
Lors du pic d’activité de la période des soldes, tout le monde s’est dit que c’était pire que pendant la Peak Period, cette période des fêtes de fin d’année, quand affluent les cadeaux à traiter en urgence. Alors qu’une partie des opérateurs étaient en congé, il fallait assurer le travail sans un nombre suffisant de remplacants. Cerise sur le gâteau, la canicule particulièrement sévère est venue s’ajouter à ces cadences infernales.
Alors, le 22 juillet, l’équipe du matin, excédée, a débrayé en fin de service pour interpeller la direction. Celle-ci alternant intimidations et réponses vagues, les agents ne se sont pas laissés faire et lui ont répondu. Ainsi, pour la canicule, La Poste se prétend la bonne élève. Mais les travailleurs n’ont pas manqué de souligner que les dix minutes de pause fraîcheur se réduisaient souvent à six ou sept minutes sous la pression de petits cadres zélés qui, eux, bénéficient de bureaux bien climatisés. Pire encore : les unités extérieures des climatiseurs de la PFC rejettent leur chaleur sur les chantiers où travaillent les postiers, aggravant un peu plus l’effet de la canicule.
Ce coup de gueule a été apprécié des collègues de l’après-midi et de la nuit. Et ceux qui y ont participé étaient assez fiers d’eux-mêmes. Mais beaucoup se disent maintenant qu’il va falloir aller chercher les réponses et les engagements directement auprès de la direction. Et pas seulement l’équipe du matin, mais en y associant les collègues d’après-midi et ceux de la nuit.