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Dans les entreprises
Salaires : individualiser pour mieux régner
D’après une enquête parue en août, les hausses de salaires de 2026 en France atteindraient en moyenne 3 %, et les entreprises n’envisageraient rien de plus l’an prochain.

Une étude du ministère du Travail du 6 août évoque plutôt 1,9 % d’augmentation du salaire mensuel de base dans le secteur privé, à partir des chiffres du deuxième trimestre.
Cette différence entre les chiffres s’explique sans doute par le fait que la plupart des augmentations sont distribuées de façon individuelle, et très peu sous forme de hausses générales… qui frôlent trop souvent 0 %. Individuelles ou collectives, ces hausses de salaires n’empêcheront pas la majorité de la population de s’appauvrir.
Entre les classifications, les anciennetés, les primes diverses et variées et les augmentations au bon vouloir de la direction : les patrons ont bien organisé les choses pour masquer l’exploitation et faire croire aux travailleurs qu’ils sont en concurrence les uns avec les autres. Y compris lorsque l’on effectue le même travail, au même poste, les fiches de paie n’ont parfois rien à voir. Chacun reçoit une justification individuelle pour expliquer sa paie différente du voisin… Résultat, la paie est trop faible pour subvenir à l’ensemble des besoins. Elle est partout rognée par la cherté croissante de la vie.
En définitive, c’est le patron qui verse et décide de l’ensemble des salaires. Car les augmenter véritablement voudrait dire rogner son profit à lui. En temps de crise en particulier, le patronat fait tout ce qu’il peut pour céder le moins possible et maintenir ses profits. On peut dire que, pour les grandes entreprises, c’est plutôt réussi. Aucune de celles du CAC 40 n’accuse de perte au premier semestre et, avec une hausse des bénéfices de 34 %, ça c’est de l’augmentation !