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- Lutte ouvrière n°3029
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Dans les entreprises
SNCF Orléans – Les Aubrais : colère des travailleurs de la sous-traitance
Cet été, les périodes de canicule éprouvantes pour l’ensemble des travailleurs des gares d’Orléans-Les Aubrais, l’ont été encore plus pour ceux de la sous-traitance, qui ont fait entendre leur colère face aux conditions de travail imposées par leur patron et la direction SNCF.

En effet, si, en gare, l’ensemble des locaux sont climatisés, ceux réservés aux travailleurs du nettoyage des trains et des locaux SNCF ne le sont pas.
En théorie, les travailleurs de la sous- traitance sont autorisés à prendre plus de pauses et à ne pas travailler dans les trains en stationnement en l’absence de climatisation. Mais, avec le sous-effectif et les pressions exercées par les chefs, la réalité est toute autre. À l’atelier de maintenance, bien décidés à repousser ces pressions, ils se sont réunis à plusieurs reprises et ont interpellé leurs responsables sur les sous effectifs, le manque de moyens et même sur les salaires. Soutenus par les cheminots, aujourd’hui, ils prennent les pauses dont ils ont besoin.
Quant aux agents de sécurité des gares, ils n’ont ni le matériel, ni les équipements nécessaires, alors qu’on leur impose des services de 12 heures, où ils sont contraints de rester debout dans le hall à la merci des fortes chaleurs. Ils n’ont même pas de local à leur disposition pour prendre leur pause.
Si les cheminots les accueillent volontiers et leur offrent le café, ce n’est pas le cas de certains chefs de la SNCF. Aussi, ces agents de la sous- traitance se sont-ils réunis pour refuser cette situation et, dans une lettre collective adressée à leur direction et à celle de la SNCF, ils expriment les motifs de leur colère. Sans réponse de leur part, ils sont bien décidés à ne pas en rester là.
La SNCF fait appel à la sous-traitance pour réduire les coûts, au mépris des salaires et des conditions de travail d’agents indispensables à la circulation des trains et à l’accueil des voyageurs. Les entreprises sous-traitantes, de leur côté, sont prêtes à tout pour soutirer le maximum de profits des contrats passés avec la SNCF.
Mais, à force de tirer sur la corde, la colère monte, et les travailleurs de ces entreprises sous-traitantes de la SNCF refusent de se laisser faire.
Ils peuvent compter sur le soutien et la solidarité de bien des cheminots, soucieux de combattre les divisions que la SNCF a intérêt à entretenir. Sur les quais, en gare ou à l’atelier, ces divisions tombent et des liens se créent dans les discussions quotidiennes autour d’un café. Des liens précieux à renforcer.