Les stagiaires en danger08/07/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/07/une_3023-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg2026-07-08

Dans les entreprises

Les stagiaires en danger

Le 2 juillet à Montlebon, dans le Doubs, un jeune de 16 ans a eu le bras happé par un malaxeur à béton. Il s’en est sorti avec de profondes entailles à l’avant-bras. Dans le cadre de sa formation en lycée professionnel, il effectuait un stage dans une entreprise du BTP.

Cet accident fait suite à plusieurs autres, dont certains mortels, comme pour ce jeune de 15 ans écrasé par un chariot élévateur en avril. En 2025, cinq mineurs ont perdu la vie à la suite d’accidents mortels durant un stage.

Une partie de ces jeunes sont en formation professionnelle. Même s’ils apprennent les notions de base sur la sécurité au travail, même si leur stage est encadré par une convention, faut-il encore que patron et tuteur la respectent et que le stagiaire soit véritablement encadré. C’est loin d’être toujours le cas.

De plus, depuis 2024, le gouvernement impose un stage de deux semaines aux lycéens de seconde, tandis que les collégiens de troisième effectuent un stage de cinq jours depuis 2005. Les jeunes de milieux populaires se retrouvent souvent sur des lieux de stage dangereux, et certains, quel que soit leur cursus, y laissent leur peau.

Après le drame d’avril, le gouvernement avait annoncé une mission flash qui n’a pas encore rendu ses conclusions. Sa réponse se limite à des mots creux sur le fait que la sécurité des jeunes est une priorité. Comme si une déclaration d’intention était un frein face à un monde du travail en sous-effectif chronique, où les cadences et la pression de l’exploitation sont toujours plus dures dans de nombreux secteurs.

Partager