Brèves

CONTRE LE GRAND CAPITAL, LE CAMP DES TRAVAILLEURS

Brève
22/04/2019

MEETING

de la liste de Lutte ouvrière aux européennes

conduite par

Nathalie ARTHAUD et Jean-Pierre MERCIER

Grande salle de la Mutualité

Vendredi 10 mai à 20h30, à Paris

24, rue St-Victor - Paris 5ème

entrée libre

           

Brève
22/04/2019

entrée libre

Algérie : le bras de fer continue

Brève
19/04/2019

Pour le 9° vendredi consécutif, des millions d'Algériens ont manifesté dans toutes les villes du pays. Ils réclament le départ de « tout le système » et refusent les élections prévues le 4 juillet par les proches de Bouteflika, sous l'égide de Gaïd Salah, chef de l'armée. "Gaïd Salah, on n'est pas des cons. On a dit dégagez, ça veut dire dégager !" ont clamé les manifestants.

La révolte a enclenché un réveil politique qui touche de multiples catégories et fait émerger des revendications sociales ou sociétales. Alors que le chef de l'armée souffle le chaud et le froid, que la police oscille entre la bienveillance et l'usage de canons à eau, la population cherche à imposer son droit à s'exprimer, à se réunir et à s'organiser.

Les travailleurs, en particulier dans le secteur public, sont mobilisés. Les grèves, les assemblées générales, les cortèges d'entreprises se multiplient. Les travailleurs veulent choisir eux-mêmes leurs représentants. Cette semaine, ils ont réclamé devant le siège de l'UGTA la démission immédiate de Sidi Saïd, son secrétaire général lié au régime.

Maintenir la pression et renforcer leur organisation est la meilleure arme des travailleurs !

Le jackpot des autoroutes

Brève
19/04/2019

Un rapport de la cour des comptes rappelle à quel point la privatisation des autoroutes a assuré d'énormes profits à Vinci ou Eiffage. Outre la collecte des péages dont le prix ne cesse d'augmenter, ces sociétés obtiennent de l'État des compensations financières supplémentaires pour des travaux qu'elles devaient assurer, ou encore une prolongation de la durée de leurs concessions. Pour la dernière prolongation, ce sont 15 milliards de recettes supplémentaires qui tomberont dans leurs caisses.

Le rapport note que lors des négociations : « les pouvoirs publics sont souvent apparus en situation de faiblesse ». En la matière, l'État ne se montre ni faible ni laxiste, il montre sa vraie nature : une institution au service des grands groupes capitalistes.

Retraites : le Medef en position de combat

Brève
19/04/2019

La mise en scène pour préparer une attaque contre les retraites se poursuit. Après 18 mois d'une prétendue consultation conduite par Jean-Paul Delevoye, le président du Medef a déclaré qu'il fallait relever l'âge de départ légal en retraite de 62 à 64 ans. Il y a quelques semaines, la ministre de la Santé et le Premier ministre avaient suggéré « à titre personnel » qu'un report à 65 ans de l'âge légal de départ était envisageable.

Chacun avec sa formule, dans un choeur bien orchestré, patronat et gouvernement déclarent, sur cette question, la guerre aux travailleurs. Plus encore que l'âge réel du départ, leur objectif est de baisser le montant des pensions.

Pour ne pas se tuer au travail et ensuite mourir de faim avec une retraite de misère, il faut préparer la contre-offensive.

La malédiction des matières premières

Brève
19/04/2019

Un nouveau naufrage d'un bateau sur le lac Kivu en République Démocratique du Congo (RDC) a tué au moins 13 personnes. Ces accidents dramatiques sont légion dans la région des grands lacs ainsi que sur le fleuve Congo et ses affluents. En mars dernier, le déraillement d'un train avait fait 32 morts. C’est le résultat du délabrement de toutes les infrastructures.

La RDC est pourtant riche de minerais, utilisés massivement dans les téléphones portables, les éoliennes ou les batteries. Le pays est qualifié de "miracle géologique" tant il regorge d'or, de cuivre ou de diamants, des minerais dont l'extraction est contrôlée par une poignée de trusts comme Glencore. Ces groupes richissimes savent se doter des moyens de transport nécessaires pour exporter les richesses qu'ils pillent.
Au Congo, comme dans tant d’autres pays, les profits d’une poignée de capitalistes sont tirés de la sueur et du sang des classes populaires.
 

 

Rassemblement National : au service des dictateurs

Brève
19/04/2019

Marine Le Pen en 2017 aux côtés du dictateur africain Idriss Deby

Une eurodéputée Rassemblement National (RN), ex-FN, vient de faire une déclaration de soutien appuyée au régime de Paul Biya au Cameroun. Elle présente sa dictature comme un "gage de stabilité" face au "terrorisme islamiste". 

Depuis 1982, Biya dirige le Cameroun d'une main de fer avec le soutien inconditionnel de la France, que les gouvernements soient de droite ou de gauche. Avec cette déclaration, le Rassemblement National montre qu'il est lui aussi du côté de la Françafrique, prêt à soutenir les dictatures qui servent les intérêts des grands groupes français qui pillent l'Afrique.

Égypte : la dictature se renforce avec la complicité des États-Unis

Brève
18/04/2019

Suite à un vote du parlement égyptien, le maréchal Al-Sissi pourra rester au pouvoir au moins jusqu'en 2024. Cette décision s'accompagne d'un renforcement des moyens de surveillance et de répression, avec un pouvoir accru pour les tribunaux militaires. Des militants dénoncent les tortures, les arrestations arbitraires et les disparitions forcées. Trump, par contre, a salué « le très bon travail » du dictateur qui garantit la stabilité dans la région, c'est-à-dire celle des affaires des grandes firmes occidentales.

Huit ans après la chute de Moubarak, la dictature est donc renforcée. Les opprimés ont des leçons à retenir de l'échec de la révolte de 2011 : la classe privilégiée n'abandonne jamais son pouvoir sans combattre et il ne faut jamais faire confiance à l'armée. Ce qui se passe en Égypte est l'illustration de ce que font les oppresseurs à un peuple désarmé. « Qui a du fer a du pain » disait le révolutionnaire Auguste Blanqui en 1848. Ajoutons-y la conscience politique.

Rengaine patronale

Brève
18/04/2019

Selon les fuites orchestrées sur le contenu des annonces de Macron, opportunément reportées après l'incendie de Notre-Dame, celui-ci évoquerait "la nécessité de travailler davantage". C'est une rengaine répétée en boucle par tous les porte-parole patronaux. Mais c'est une incohérence, car les plans de licenciements se multiplient et plus de six millions de personnes sont inscrites à pôle emploi. Ceux qui sont au chômage n'arrivent pas à retrouver un emploi et ceux qui en ont un se détruisent la santé en travaillant plus et plus longtemps. Absurde donc !

Il faut imposer la répartition du travail entre tous, sans perte de salaires.

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