Brèves

Mal-logement : Gaudin joue la montre

Brève
10/12/2018

Normalement, un conseil municipal devait se

réunir, lundi 10 décembre, à Marseille avec, à l'ordre du jour, la question du mal-logement dans une ville marquée par l'effondrement d'un immeuble qui a tué huit locataires. Mais le maire, Jean-Claude Gaudin, devenu quasi invisible depuis cette catastrophe, a reporté la réunion.

Cela n'a pas empêché les associations mobilisées sur la question du logement de manifester contre le mépris de cette municipalité vis-à-vis des nombreux mal-logés.

L'attitude du maire sonne comme un aveu de responsabilité dans cette catastrophe où il y a eu mort d'hommes et qui laisse maintenant des centaines de personnes sur le pavé.

Les capitalistes s’entendent sur notre dos

Brève
10/12/2018

Six entreprises du secteur de l'électro-ménager viennent d'être condamnées pour entente illicite. Il s'agit de Whirlpool, Electrolux, Bosch Siemens, Candy Hoover, Indesit et Eberhardt Frères. Elles devraient payer 189 millions d'amende, une paille au regard de ce que l'entente leur a permis d'empocher.

Quand il s'agit de nous vanter les mérites du capitalisme, on nous raconte que la libre concurrence entraîne la baisse des prix, alors que les groupes capitalistes s'arrangent dans le dos des consommateurs pour maintenir les prix élevés.

Cette pratique, au fil des ans, a concerné bien des secteurs, de la téléphonie à la banque, en passant par les lessives, les revêtements de sols, la farine, les produits laitiers, le BTP, le crédit immobilier, etc.

De quoi voir rouge.

Écologie bas de gamme

Brève
10/12/2018

Pour favoriser le remplacement des vieilles voitures par des neuves moins polluantes, le gouvernement a doublé la prime à la conversion. 220 000 demandes ont été enregistrées.

C'est sans doute mieux pour la planète et la population, mais comme l'État n'a pas de quoi payer, les commandes sont en panne.

Le gouvernement veut paraître écolo, mais il ne se donne pas les moyens de réaliser ses promesses.

À votre bon cœur !

Brève
10/12/2018

Une fois de plus le téléthon a eu lieu pour encourager des dons en faveur de la recherche contre les maladies rares. Une recherche qui devrait être intégralement prise en charge par l'État, mais qui est abandonnée à la charité publique. Comme les Restos du coeur et autres.

Si les gens sont généreux, en revanche l'État ne l'est qu'envers le grand patronat, qui n'a pas besoin, lui, de faire la quête. Car il touche des aides considérables, prises sur les fonds publics et régulièrement renouvelées.

Manifestations dans tout le pays : étape vers un approfondissement de la contestation ?

Brève
08/12/2018

La contestation initiée par des gilets jaunes a mis le gouvernement en difficulté, l'a même obligé de commencer à reculer sur des mesures qu'il allait prendre, et qui n'amélioraient en aucune façon le sort des classes populaires. Depuis, la jeunesse scolarisée a commencé à se mobiliser, inquiète de son avenir au sein d'une société inégalitaire.

Il est à espérer, dans les jours qui viennent, que les millions de travailleurs qui, dans les entreprises, font tourner l'ensemble de l'économie, en profiteront pour se faire entendre dans cette contestation. Sur leur terrain, massivement, avec l'arme de la grève, pour défendre leurs intérêts - avant tout les salaires, leur seul gagne-pain - ils sont capables de renverser des montagnes et de l'emporter sur le patronat et sur l'État à son service.

Hongrie : une attaque grave contre les travailleurs

Brève
08/12/2018

Viktor Orban

En Hongrie, le gouvernement Orban projette de modifier le code du travail, avec un objectif explicite : satisfaire les appétits des capitalistes, en particulier allemands qui investissent dans le pays.

Pas moins de 6 000 entreprises allemandes se sont installées en Hongrie pour y profiter du bas niveau de salaires. Et pour leur complaire, Orban voudrait faire passer le nombre maximal d'heures supplémentaires par an de 250 à 400.

Ce week-end, les travailleurs hongrois vont manifester contre cette « loi sur le travail forcé ». Elle illustre que la xénophobie d'Orban est à géométrie variable : c'est la matraque pour les migrants pauvres, mais tapis rouge pour les bourgeois étrangers plein aux as.

Université : faire payer les capitalistes, pas les étudiants

Brève
08/12/2018

Le gouvernement a récemment annoncé une très forte hausse des frais d'inscriptions pour les étudiants originaires de pays extérieurs à l'Union européenne : 2 770 € l'entrée en licence contre 170 € aujourd'hui, 3 370 € pour le master et le doctorat contre respectivement 243 et 380 € actuellement. Et il prépare peut-être ainsi une hausse des droits d'inscription pour tous.

Jeudi 6 décembre, plusieurs milliers d'étudiants de toutes nationalités ont protesté contre cette mesure lors de manifestations, notamment au siège parisien de Campus France, organisme chargé de l'accueil des étudiants étrangers. Dans d'autres universités, le sujet a été à l'ordre du jour des assemblées générales qui ont eu lieu toute la semaine, aux côtés des discussions sur le manque de moyen à l'université et sur le mouvement des gilets jaunes. Car beaucoup d'étudiants vivent, tout comme leurs parents, eux aussi des fins de mois difficiles, en raison entre autres du bas niveau des bourses et, pour ceux qui travaillent pour financer leurs études, des faibles salaires de leurs petits boulots.

Alors ce ne sont pas les raisons qui manquent pour rejoindre à la contestation qui se développe dans le pays.

Salaires : ce n’est pas du blabla qu’il faut mais une augmentation générale

Brève
07/12/2018

Dans le Nord

L'annulation pure et simple pour un an de la hausse des taxes sur les carburants n'ayant visiblement pas eu d'effet sur la mobilisation des gilets jaunes, le gouvernement cherche d'autres moyens pour éteindre le feu. Ainsi, Édouard Philippe a évoqué la possibilité du versement d'une prime exceptionnelle aux salariés, prime qui pourrait être défiscalisée.

Pour l'instant, ce n'est qu'une déclaration sans aucune précision ni aucun engagement, parce que Philippe et Macron n'ont aucune intention de contraindre les capitalistes à quoi que ce soit. Mais de toute façon, une prime ne résoudrait pas les problèmes de pouvoir d'achat des classes populaires : c'est tous les mois que les travailleurs ont besoin d'un salaire suffisant pour vivre, pas une fois par an.

Pour imposer une véritable augmentation des salaires, il faudra que le mouvement s'étende dans les entreprises, y compris dans les bastions ouvriers que sont les grandes entreprises, pour que la classe ouvrière impose aux capitalistes et à leurs actionnaires de prendre sur leurs profits.

L’Aquarius définitivement au port

Brève
07/12/2018

Manifestation de soutien à l’Aquarius, le 6 octobre 2018 ©Jeanne Menjoule

MSF et SOS Méditerranée, les associations humanitaires propriétaires de l'Aquarius, ont annoncé mettre fin aux activités du navire. Elle en cherchent un autre, dans l'espoir de reprendre leurs missions.

Depuis le mois d'octobre, l'Aquarius est bloqué à Marseille, car son pavillon, indispensable pour avoir le droit de naviguer, n'a été renouvelé par aucun pays. La France, en particulier, s'est refusée à ce geste élémentaire, alors même que l'Aquarius est immobilisé dans un port français. Quant à l'Italie, elle lui a fermé ses ports et l'a même placé sous séquestre sous un prétexte mensonger.

L'Aquarius était le dernier navire humanitaire dédié au secours aux réfugiés en Méditerranée. Depuis 2014, on estime que plus de 15 000 personnes, fuyant la guerre et la misère dans leur pays, sont mortes en tentant de traverser la Méditerranée. En sabotant le travail des humanitaires, les autorités des pays européens, y compris l'État français, ont le sang des victimes sur les mains.

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