Brèves

Grève chez Michelin

Brève
17/10/2019

Ce jeudi, l'ensemble des syndicats appelle les travailleurs des usines Michelin à faire grève pour défendre les emplois. Ce trust a annoncé il y a quelques jours la fermeture de son usine de la Roche-sur-Yon, en Vendée, alors qu'il a fait 1,68 milliard d'euros de profit l'an dernier.

Les salariés menacés par cette fermeture devraient pour certains accepter de déménager à l'autre bout du pays s'ils ne veulent pas purement et simplement se retrouver à Pôle emploi.

Les milliards amassés par Michelin grâce au travail des salariés devraient aujourd'hui servir à préserver les conditions de vie des salariés et non à engraisser encore un peu plus les actionnaires. Mais pour contraindre Michelin à respecter leurs vies, les salariés ne pourront compter que sur leurs propres forces et leur propre mobilisation.

Préparons le 5 décembre sur les retraites

Brève
17/10/2019

Les syndicats de la RATP, secteur très fortement mobilisé le 13 septembre, ont appelé à une grève « reconductible » à partir du 5 décembre. À leur suite, des syndicats de cheminots et de routiers, la CGT, FO, FSU, Solidaires se sont ralliés à cette date pour une grève contre la réforme visant à la destruction pure et simple des retraites par répartition que le gouvernement est en train d'organiser.

Les directions syndicales n'appellent qu'à une journée, mais elles « s'engagent à construire un plan d'action » déclarent-elles. Ce qui est certain, c'est que pour faire retirer le projet gouvernemental, il faudra une grève d'ensemble, efficace, déterminée, consciente qu'elle ne devrait prendre fin que lorsque satisfaction aura été obtenue.

Les travailleurs doivent saisir l'opportunité de cette journée du 5 décembre pour se faire entendre et se préparer moralement, financièrement même, à la suite qu'il faudrait lui donner.

Chute du nombre de lits d'hôpitaux

Brève
17/10/2019

Une étude de la Direction des statistiques du ministère de la Santé confirme que 17 500 lits hospitaliers ont été fermés en six ans, surtout à l'hôpital public. Cela fait 5 % de capacités en moins, alors que les besoins augmentent avec l'augmentation et le vieillissement de la population. C'est scandaleux.

L'étude relativise en montrant que, d'un autre côté, les « lits de jour » pour les patients en ambulatoire et l'hospitalisation à domicile, ont progressé. Mais ce n'est pas équivalent et ne représente au total que 5 300 lits.

Il faut surtout souligner que, pour les 1 356 établissements publics, il n'y a eu sur les cinq dernières années qu'un peu plus de mille lits de jour supplémentaires ouverts contre près de 3 000 pour les 999 cliniques privées lucratives... Autant dire que le « virage ambulatoire » organisé par les gouvernements successifs est avant tout un gros cadeau aux capitalistes de la santé !

Prisons privées : loin de la « justice »

Brève
17/10/2019

Le gouverneur démocrate de Californie a promulgué une loi votée par le Parlement local qui abolit les prisons privées. La loi sera peut-être contestée par les capitalistes du secteur car ils font des profits sur le dos des détenus. Cela se traduit par des conditions aggravées pour les prisonniers et des contrats garantissant un remplissage de ces prisons aux investisseurs, qui poussent à l'incarcération de masse !

Les prisons privées sont nombreuses aux États-Unis, où leur chiffre d'affaire a augmenté de 500 % en vingt ans, ainsi que dans d'autres pays anglo-saxons. En France il n'y en a pas, mais 74 établissements pénitentiaires fonctionnent avec des partenaires privés pour la construction, la nourriture, voire l'accueil des familles.

La prison aussi garantit des profits au secteur privé.

Pas d’argent pour la protection de l’enfance

Brève
16/10/2019

Adrien Taquet, le secrétaire d'État à la protection de l'enfance, vient de présenter un « plan » que l'ensemble des professionnels et des associations travaillant dans l'aide sociale à l'enfance (ASE) ne jugent pas à la hauteur.

Dans le pays, 170 000 enfants sont placés en institution ou en famille d'accueil, dans des conditions pas toujours satisfaisantes, car bien des départements cherchent d'abord à réduire les coûts. L'accueil des enfants handicapés et le devenir des enfants protégés une fois majeurs font notamment partie des points noirs.

Comme le gouvernement en a l'habitude, il a fait mine de consulter les uns et les autres pendant six mois, pour aboutir à une trentaine de mesurettes et peu de moyens financiers : une rallonge de seulement 80 millions d'euros, sur un budget annuel de 8 milliards, déjà très insuffisants. Des mesures « extrêmement faibles » juge Lyes Louffok, ancien enfant placé et membre du Conseil national de la protection de l'enfance.

Conforama : les travailleurs se défendent

Brève
16/10/2019

La direction de Conforama avait déjà annoncé cet été la fermeture de 32 magasins et le licenciement de 1 900 salariés, au nom de de prétendues difficultés financières. Selon le groupe capitaliste international qui détient la marque, ces mesures seraient nécessaires à cause « de l'évolution de ses activités en France ». En clair, pour faire de l'argent, il faut jeter de nombreux travailleurs à la rue.

À présent, la direction ajoute l'indécence à cette injustice en ne proposant des indemnités supra-légales de licenciement que de 1 000 à 2 500 € aux salariés licenciés.

Dès l'annonce du montant dérisoire de ces primes, une grève a touché certains magasins. Les travailleurs ne se laisseront pas brader, sans oublier que leur travail a permis, en 2011, au milliardaire Pinault d'obtenir 1,2 milliard d'euros de la vente de cette entreprise.

Pour les pompiers, il y a le feu

Brève
16/10/2019

Manifestation de pompiers en colère en 2017

Des milliers de pompiers professionnels de tout le pays ont manifesté hier à Paris. Ils n'en peuvent plus des salaires insuffisants, de la surcharge de missions due au manque d'effectifs et n'acceptent pas les attaques prévues contre leurs retraites.

De nombreux pompiers reçoivent à peine le Smic, si on ne compte pas les primes liées à leurs contraintes particulières. Leurs salaires sont gelés.

Ils subissent à la fois les mêmes attaques que l'ensemble des salariés... et c'est bien tous ensemble, salariés du public ou du privé, que nous pourrons lutter efficacement.

Tunisie : nouveau président, vieille politique

Brève
15/10/2019

Le nouveau président tunisien, Kaïs Saïed

Le vainqueur de l'élection présidentielle en Tunisie, Kaïs Saïed, est un universitaire conservateur qui a profité du rejet des candidats du système. Même si au cours de sa campagne, il a évoqué une vague « révolution institutionnelle », il justifie entre autres choses la peine de mort et l'inégalité entre frères et soeurs dans le cadre de l'héritage.

Autant dire que les classes populaires n'ont rien à attendre d'un tel président. Elles se sont d'ailleurs largement abstenues dans cette élection. Frappées par le chômage, la pauvreté, la corruption, elles ne pourront compter que sur leurs luttes et leur mobilisation consciente pour défendre leurs intérêts.

Le gouvernement contre les chômeurs

Brève
15/10/2019

Cet été, le gouvernement avait promis que sa réforme de l'assurance chômage serait indolore. Tous les jours, il répète que le chômage recule. Ça, c'est pour la galerie.

Car son projet de budget pour 2020 prévoit une hausse de 10 % des sommes allouées à l'Allocation spécifique de solidarité, donc une hausse du nombre de chômeurs en fin de droit, survivant avec 502,20 € par mois au maximum.

De son côté, l'Unedic prévoit qu'avec la réforme de Pénicaud-Macron, la moitié des nouveaux chômeurs inscrits à Pôle emploi l'an prochain perdra des droits.

Le gouvernement ne s'attaque pas au chômage, il s'en prend aux chômeurs.

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