Brèves

Algérie : la mobilisation populaire déjoue l’opération de Gaid Salah

Brève
13/12/2019

Pour tenter de se redonner une légitimité populaire, le régime algérien a organisé jeudi une élection présidentielle.

La mobilisation massive des manifestants dans les rues des grandes villes du pays a contesté cette mascarade électorale où les cinq candidats présentés ne sont que les hommes-lige du régime militaire. Des bureaux de vote ont été envahis, les votes suspendus.

Si la télévision officielle a fait le silence sur ce rejet massif, le régime est obligé d'afficher une participation qu'il annonce à 40% : nettement moins de la moitié des électeurs se sont rendus dans les bureaux de vote.

Il proclame à présent que l'élu est Abdelmadjid Tebboune, ex premier ministre de Bouteflika. La population lui a déjà exprimé sa méfiance en refusant majoritairement de participer aux élections. Les travailleurs, en s'organisant et en se mobilisant sur la base de leurs intérêts de classe, peuvent continuer à gripper le système... voire le renverser.

Prime de Noël : une aumône

Brève
13/12/2019

Vendredi 13 décembre, 2,3 millions de personnes vont toucher la prime dite « de Noël », dont le montant ira de 152 minimums à 442 euros maximum.

Cette prime, attribuée à certains bénéficiaires des minima sociaux, existe depuis près de 20 ans. D'une année à l'autre, le nombre de ceux qui y ont droit ne baisse pas, signe d'une société qui ne cesse de fabriquer de la pauvreté.

Mais ce n'est pas d'une aumône versée une fois par an et payée avec l'argent public qu'ont besoin les travailleurs surexploités et précarisés par le patronat. Ils ont besoin d'un un emploi stable et du salaire correct qui devrait aller avec.

Interdiction des licenciements ! Augmentation des salaires !

Royaume-Uni : vers un « bouclage » du Brexit ?

Brève
13/12/2019

Le résultat des élections législatives au Royaume-Uni est tombé : en obtenant une majorité absolue de sièges à la chambre des Communes pour son parti, le Parti conservateur, le Premier ministre Boris Johnson a réussi son pari.

En théorie, il va donc avoir le champ libre pour enfin « boucler le Brexit » début 2020, ainsi que l'a promis son slogan de campagne. Ce qui va se traduire par des mois et des mois de tractations.

Le champ libre pour servir le patronat et attaquer les travailleurs, il l'avait de toutes façons. Mais, Brexit ou pas, ce n'est pas dans l'arène parlementaire que la classe ouvrière britannique pourra défendre ses intérêts, mais en usant de sa force collective et de ses armes de classe.

Edouard Philippe a le soutien qu’il mérite : celui du Medef

Brève
12/12/2019

E. Philippe et G. Roux de Bézieux. Photo : Eric Piermont via Getty images.

Le discours du premier ministre mercredi midi n'a pas fait que des mécontents. Ses belles paroles lui ont valu le soutien... du Medef, qui applaudit des deux mains à un projet sur les retraites qui fera travailler tous les salariés plus longtemps et baissera le montant de leurs retraites.

C'est un soutien logique et mérité.

Dans la bataille en cours, il y a bien deux camps : celui des exploiteurs et celui des exploités. Et le camp des travailleurs tient en ce moment la dragée haute à celui des profiteurs! Tous en grève et en manifestation aujourd'hui !

Le gouvernement réussit à mettre tous les syndicats contre lui

Brève
12/12/2019

Dans la manifestation du 10 décembre à Paris

À peine le discours d'Edouard Philippe achevé, le secrétaire de la CFDT a annoncé : « La ligne rouge a été franchie ». Son syndicat, mais aussi la CFTC, la CGC et l'UNSA s'opposent à l'âge pivot de 64 ans, et surtout à la manière dont le gouvernement tente de leur imposer. « Nous étions prêts à en discuter aussi, à condition d'avoir la main », déclare le président de la CFTC.

Même des organisations qui se caractérisent par leur complaisance à l'égard de la politique de Macron ont choisi d'appeler à la mobilisation le 17 décembre. Jusqu'à quand tiendront-ils cette position ?

Mais cela permettra au monde de travail de profiter de cette initiative pour que ce geste offre un nouvel élan à la lutte engagée.

1000 € pour vivre, un progrès ?

Brève
12/12/2019

Philippe a osé présenter le minimum de 1000 euros par mois pour tous les retraités comme une grande avancée sociale. S'il y a aujourd'hui des pensions de retraite inférieures à ce montant, c'est scandaleux. Mais qui peut vivre décemment avec les 1 000 euros mensuels promis ?

Les caisses des grandes entreprises et les comptes en banque des capitalistes sont pleines à milliards. Il y a de quoi assurer à tous, et tout de suite, un revenu décent.

L’unité selon Philippe

Brève
12/12/2019

Depuis des mois, le gouvernement nous rabâche que sa réforme est destinée à rétablir l'égalité entre les salariés. Mais pour tenter de saborder le mouvement, cela ne lui pose aucun problème d'opposer les générations entre elles : entre les jeunes nés après 2004, les travailleurs d'avant ou d'après 1975, et les retraités actuels... Preuve, s'il en était besoin, que ses discours sur l'égalité ne sont que du vent.

Algérie : un vote piège !

Brève
12/12/2019

Photo : Capture Twitter

Des manifestations ont eu lieu tous les jours de la semaine un peu partout en Algérie contre l'élection que le pouvoir veut imposer. Si, à l'élection présidentielle qui a lieu aujourd'hui 12 décembre, cinq candidats se présentent, ils sont tous liés au système que les manifestants rejettent depuis 10 mois. Et hier encore des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans de nombreuses villes, dont Alger, continuant souvent dans la nuit, malgré les gaz lacrymogènes et les matraques des policiers.

Les manifestations ont repris ce matin devant des bureaux de vote.

En même temps, deux anciens premiers ministres particulièrement détestés ont été condamnés à quinze et douze ans de prison pour corruption. Le pouvoir espère que ces condamnations et que l'élection d'un nouveau président, issu de la bande de Bouteflika et compagnie désarment l'opposition populaire. Cela n'en prend pas le chemin !

Mais les manifestants auront besoin d'une force, d'un camp social pour éviter ce piège. Les travailleurs, s'ils en prennent l'initiative, peuvent, eux seuls, offrir une alternative véritable.

Le luxe sème la misère

Brève
12/12/2019

Safilo, fabricant lunetier italien qui emploie 3000 salariés, vient d'annoncer un plan de 700 suppressions d'emplois. A le croire, il s'agit de « sauvegarder la compétitivité de l'entreprise en faveur des employés qui resteront en place ».

Le prétexte en est la perte récente d'un contrat de sous-traitance pour la marque Dior (groupe LVMH de Bernard Arnault).

L'industrie du luxe se porte comme un charme, Arnault et son rival dans le luxe Pinault accroissent chaque jour leur colossale fortune qui se chiffre en milliards. Et ce sont des centaines de travailleurs qui vont en faire les frais en se retrouvant à la rue. Se défendre contre de tels prédateurs n'est pas du luxe !

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