Brèves

Lubrizol : un an après, la population n’oublie pas

Brève
26/09/2020

Il y a un an, l’usine de Lubrizol à Rouen brûlait, faisant partir en fumée 10 000 tonnes de produits chimiques, couvrant de résidus potentiellement toxiques des kilomètres à la ronde. Les pertes subies avaient été chiffrées entre 40 et 50 millions d’euros.

La responsabilité de Lubrizol était totale, ce qui n’empêcha pas le préfet d’accourir à son secours, déclarant qu’il n’y avait pas de risque.

Il a fallu près d’un an pour nettoyer la zone ravagée et, jusqu’à cet été, les riverains se plaignaient encore d’odeurs nauséabondes.

Cela illustre à quel point ces capitalistes font prendre des risques à toute la population pour leurs profits, avec la complicité de l’État.

De Gaulle, Foccart et leur République d’assassins

Brève
26/09/2020

Un livre à paraître intitulé « Les Tueurs de la République », dont la presse a livré quelques extraits, apporte un certain nombre de preuves et fait état de documents sur les centaines d’attentats et d’assassinats projetés ou réalisés par les services secrets français ces dernières décennies. C’est Jacques Foccart, homme des basses œuvres de De Gaulle en Afrique après son retour au pouvoir en 1958, qui en fut le premier organisateur. C’est avec le recours à de telles méthodes que la bourgeoisie a protégé et continue de maintenir sa domination.

 

Télétravail : le patronat fait la loi

Brève
26/09/2020

Le patronat va négocier avec les syndicats les conditions de télétravail à la condition, précise-t-il, que le texte qui en sortira n’impose aucune contrainte aux entreprises.

Bref, profitant de la crise sanitaire, le patronat veut continuer à pouvoir imposer des conditions de télétravail au rabais. Et le gouvernement et les syndicats qui jouent le jeu du « dialogue social » en participant à cette comédie lui apportent leur caution.

Coronavirus : pas de barrière pour les profits

Brève
25/09/2020

Les nouvelles mesures restrictives prises au nom de la lutte contre la covid-19 concernent un certain nombre de villes et de lieux, comme les bars et les restaurants, mais en aucune manière les grandes entreprises. Là, les travailleurs pourront continuer à s’entasser, de même que dans les transports en commun pour s’y rendre. Les actionnaires et autres bourgeois, les financiers et leurs profits sont protégés par les barrières efficaces érigées par ce gouvernement.

Total invente le plan de licenciements verts

Brève
25/09/2020

Total a annoncé la fermeture de la raffinerie de Grandpuits, en Seine-et-Marne.

A la place, devrait s’installer un ensemble « zéro pétrole », une unité de fabrication de biocarburant et une usine de bioplastiques. On imagine que le qualificatif « vert » de ces unités justifiera tous les financements publics.

Mais en attendant, le groupe Total, riche à milliards, s’apprête à mettre à la porte au moins 150 travailleurs, si ce ne sont pas les 400 qui travaillent actuellement sur le site.

Alors « zéro pétrole » ou pas, pour les travailleurs, ce doit être « zéro licenciement ».

Argent sanglant

Brève
25/09/2020

Des associations portent plainte contre la BNP, la plus importante banque européenne, pour complicité de crime contre l’humanité, de génocide et d’actes de torture commis au Soudan.

En effet cette banque a continué de délivrer ses services bancaires au gouvernement soudanais, y compris entre 2002 et 2008, période pendant laquelle ce gouvernement menait la guerre au Darfour ayant fait plus de 300 000 morts.

La même banque avait déjà été poursuivie pour complicité de crime contre l’humanité à propos du génocide du Rwanda.

Si la BNP finance les régimes sanguinaires, c’est que cela rapporte copieusement. On dit que l’argent n’a pas d’odeur. Mais si, trop souvent il en a une: celle du sang humain.

Lyon : la solidarité au tribunal

Brève
24/09/2020

Pierre-Alain Mannoni, un universitaire niçois, était jugé par la cour d'appel de Lyon pour avoir transporté dans sa voiture trois jeunes migrantes d’Erythrée. « Je l'ai fait. J'étais content de montrer l'exemple à ma fille. Je n'arrive pas à imaginer comment j'aurais pu assumer d’abandonner ces jeunes femmes à leurs souffrances physiques et psychologiques », ajoutant « Évidemment, je le referais ! »

Pour cet acte tout simplement d’humanité, il risque cinq ans de prison et 30 000 euros d’amende. L’État français ferme ses frontières aux migrants qui fuient les guerres et la misère et, dans cette même logique, il menace d’emprisonner ceux qui les aident à survivre dans leur dangereux périple. La justice n’est pas du côté des juges, ni de ceux qui la commandent et nous gouvernent !

Promesses de Valéo, promesses pipeau

Brève
24/09/2020

Le trust équipementier automobile Valéo vient d’annoncer qu’il ne procéderait pas à des plans sociaux, des plans de licenciement, pendant deux ans en échange, promet-il, d’un gel des salaires. Il compte économiser ainsi 100 millions par an sur le dos des salariés.

Pas de plans de licenciements peut-être – et encore -, mais Valéo ne s’interdit pas pour autant de se débarrasser de travailleurs par des ruptures conventionnelles collectives ou des départs volontaires, comme il l’a déjà fait pour 2000 salariés au premier semestre.

Comme tous les autres groupes riches à milliards, Valéo fait la guerre aux travailleurs pour maintenir et même augmenter ses profits. Il faut que se prépare la riposte, tous ensemble.

Climat : ça n’a pas fini de chauffer

Brève
24/09/2020

Le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie reconnaît que les compagnies pétrolières ne font à peu près rien contre le changement climatique.

Leurs prétendus « plans climats » consistent en général à investir des sommes minimes (de 1 à 5 % de leurs investissements) dans d’autres sources d’énergie comme l’éolien, pour faire joli sur la photo.

Pour le reste, elles ne répondent qu’à la logique du marché, c’est-à-dire de leur profit. Et beaucoup planifient d’augmenter leur production de pétrole et de gaz.

Les accords de Paris, dont les pétroliers se moquent, ne sont là que pour faire croire que les dirigeants des États prennent le problème de la protection de l’environnement à bras le corps. Mais qui peut y croire encore ?

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